— Il est incroyable ce resto ! fit Laurent en dévisageant deux Allemandes assises à côté de nous. Il attire même de belles étrangères. À ces mots, je le détestai. — Ah, ça, les jolies filles ne manquent pas ici ! jetai-je avec aigreur. Après quelques minutes détestables, Alessandro arriva. Très digne, presque méprisant. Laurent se leva immédiatement et accepta une décevante poignée de main qu’accompagnait une banale formule d’usage. Je restai assise, incapable de réagir. Pour moi, aucun geste tendre ; pas un b****r, pas même un regard. C’est ensuite avec des airs de reproche qu’Alessandro repartit à la rencontre de Stefano. Ce dernier ne tarda pas à venir nous proposer de nous restaurer ou de nous rafraîchir. — En fait nous partons, dis-je avec abattement. — Déjà ! s’étonna Lauren

