3— Coucou, petite Cha, fit Laurent d’une voix basse alors que je me tenais devant la porte dérobée du cabanon. C’est terrible ce qui est arrivé à ton oncle, ajouta-t-il avec tristesse. Je baissai les yeux. — Tu sais, j’ai repensé à tes envies de voyage, enchaîna-t-il aussitôt. Et je vais t’offrir une semaine en Croatie. Il paraît que les paysages y sont magnifiques. Il avait un ton terne et compatissant. — C’est très gentil, Laurent. Vraiment, très gentil. Mais je préfère te laisser y aller seul. Se cacher dans les valises de cet ami n’aurait pas été désagréable, bien au contraire, mais fuir sans délai ce paradis vicié, où mes joies avaient parfois été aussi sèches que la terre qui les animait, n’était pas chose à faire. Je préférais rassembler scrupuleusement mes idées et me concentr

