VII-3

2002 Words

– Non… non… plus jamais, je ne retournerai chez ce Legrel… me promettais-je. Je l’aime bien… Je l’admire de toutes mes forces… je l’admire tellement, que je ne sais même pas pourquoi je l’admire… mais il me déprime trop… Il finirait par m’affoler… Non, non… plus jamais… plus jamais… Heureusement je ne tardais pas à me rassurer, me disant que, en dépit de son génie scientifique, en dépit de la grandeur morale de son esprit, Legrel avait, de son éducation première, gardé en littérature, en art, une sorte de goût vraiment trop glacé de rigidité scolastique et tous ces préjugés universitaires qui sont la négation de ce que j’aime. Je me rassurais surtout en me souvenant de certains jugements assez étonnants, qu’il portait sur Rousseau, Stendhal, Tolstoï, Flaubert, Thomas Hardy, sur tous les m

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