Zac. La vibration de mon portable dans la poche de mon jean m’arrache à la contemplation de ma tasse de café. – Salut Erwin. – Salut. J’imagine que je ne te réveille pas ? – Non, effectivement. C’est gentil d’appeler. – Comment va-t-elle ? – … – Désolé, c’est vraiment une question stupide. – Non, non. C’est juste qu’à vrai dire, j’en sais rien. Physiquement, elle s’en remettra, même si elle va souffrir plusieurs jours. Psychologiquement, par contre, c’est une autre histoire. – Oui, ça peut se comprendre… – Je ne sais pas quoi faire, Erwin. Je me sens complètement inutile. Elle s’est réveillée en hurlant et elle n’a pas redormi depuis. Elle est épuisée et elle ne veut rien manger, elle s’est assise sur le rebord de la fenêtre et elle fixe le vide en pleurant depuis des heu

