- Maman j’ai envie d’épouser une femme, pour qu’elle t’aide un peu avec les travaux ménagers. Chaque jour tu as plus en plus mal au dos et je ne supporte plus de te voir dans cet état.
- Je pensais que tu ne le demanderais jamais Bourama, ça me ferait très plaisir si tu te mariais enfin. Je tends vers la vieillesse et je n’ai toujours pas vu mes petits-enfants.
- Donc tu es d’accord ?
- Bien sûr que je le suis mon fils, dis-moi tu as déjà choisi celle que tu veux épouser ? lui demanda-t-elle.
- Non ! je voulais te laisser ce privilège maman, je te laisse le loisir de choisir ta future belle-fille. Sache que peu importe qui tu me présenteras, si tu crois que c’est elle qui répondra à mes attentes alors ce serait elle ma femme.
- C’est un grand honneur que tu me fais là mon fils.
- Tu es ma raison de vivre maman, tout ce que j’ai accompli jusqu’aujourd’hui, je le dois à toi. Tu as tant fait pour moi, toute seule, tu as gardé la foi, alors que tu as perdu en moins de trois ans deux hommes dans ta vie. Beaucoup auraient tout lâché, et finir le restant de leur vie à pleurnicher et à se plaindre pour tout, mais…toi, tu as été forte, pour moi, pour ce qui restait de cette famille. Et je t’en serais éternellement reconnaissant.
- Ça me fait du bien d’entendre Bourama, tu n’as pas idée. Merci pour ta confiance, moi en échange, je me ferai une joie de te trouver une bonne femme à la hauteur.
- Bien maman, je dois te laisser, il faut que j’y aille à l’atelier, bonne journée.
- Oui prends soin de toi !
Assis à seulement un mètre de sa mère et de son frère, mais à cause du rideau d’invisibilité, les uns comme les autres n’arrivaient pas à se voir. Kélèty, fier de la maturité dont a fait preuve son jeune frère, était dans tous ses états. Il aurait tant voulu être là pour ce moment ainsi que tous les moments qui se sont passés aux côtés de sa petite famille, mais les choses ne sont pas aussi simples qu’elles le paraissent. Il regarda son frère sortir de la maisonnée, et ne put s’empêcher de sourire et d’être heureux pour celui-ci.
Quand ils étaient petits, il avait toujours pensé que ce serait lui qui se marierait en premier et que juste après lui viendra le tour de Bourama. Mais faut croire le destin peut parfois changer de chemin. Des jeunes filles démones, il en a connues un tas, mais il ne leur donnait que son corps, pour un besoin naturel ; il n’en est jamais tombé amoureux de l’une d’entre elles, même pas cette Bintou qu’il a revu récemment. Pour les mettre dans son lit, il jouait avec leurs sentiments ensuite il disparaissait aussi vite qu’il était apparu. Grâce à la faveur que Sidafa lui a rendue, en camouflant son odeur afin qu’il ne soit pas vite repéré parmi une foule de démons, il pouvait aller ou faire tout ce qu’il pouvait en toute clandestinité, à moins qu’on ne lit dans son esprit pour savoir ses déboires, il n’y avait aucune chance de le suspecter de quoi que ce soit.
Il vint s’agenouiller aux pieds de sa mère et lui parla pendant un long moment de ses remords et de ses regrets en sanglotant. Parce qu’il se sentait toujours coupable de tout ce qui a pu leur arriver depuis sa disparition. Mais ça ne servait à rien, parce que c’est comme s’il parlait à un mur. Fatigué, il s’essuya les larmes et se releva pour sortir. Il trouva que ce serait une bonne idée qu Il marche un peu avant de se retourner chez Fatima. Il marchait vers la forêt, quand il avait besoin de se vider la tête, le seul endroit où il trouvait la paix était sous ce baobab mais maintenant qu'il est retenu prisonnier là-bas, il préférait largement aller dans la forêt pour avoir les idées claires. C’était calme, et dégageait de l’air frais. Pensif, il errait sans même savoir où il mettait les pieds, au bout de quelques marches il releva la tête et se rendit compte qu il avait atterri au près d’un joli fleuve de longues épaisseurs, il tourna la tête de gauche à droite et vit qu il s’est perdu, jamais de sa vie, il ne serait rendu ici, alors qu'il tournait les tallons pour se retourner sur ses pas, à 6m de lui, il entendit des cris venant dans l’eau, des cris d’un certain nombre de femmes, s’il en jugeait par leur tonalité.
Il s’approcha de plus près pour bien observer ce qui se tramait dans le fleuve et avoir une bonne vision de tout ce qui se passait, qu’elle ne fut sa surprise en constatant avec surprise que dans l’eau se baignaient une dizaine de filles, des démons pour être plus exact. Les unes plus belles que les autres.
La vision qui se déroulait juste devant lui, était très alléchante, qui le fit presqu’oublier ses petits soucis du moment, pour mieux continuer son espionnage, il se cacha dans des buissons afin que personne ne le voit et resta pendant très longtemps. Prudent ; il guettait aux alentours toutes les dix secondes. Après quelque temps, il fut satisfait d’avoir se rincer l’œil, il pensa que ce serait raisonnable qu’il daigne enfin rentrer chez lui, d’autant plus qu’il s’est déjà perdu et ne savait pas exactement où il était alors que le soleil se couchait à l’horizon, ses rayons tous réfléchis, donnaient une lumière agréable aux corps ainsi qu’aux yeux.
Sortant de sa cachette, il prit la route du retour, du chemin par lequel il était venu, ce qu’il n’avait pas vu, ou plutôt ce qu’il n’avait pas remarqué à sa venue, fut les linges mis à sécher qu’on pouvait apercevoir étalés sur des roches. Il les regarda toutes avec admiration, c’étaient des robes de grande classe, toutes plus jolies et encore plus belles. Il s’y approcha pour les toucher en les humant très fort pour sentir leur parfum et son regard fut attiré par l’une d’elle qui était la plus belle de toutes les autres, c’était une robe faite d’un tissu de soie d’une blancheur immaculée arrivant jusqu’aux genoux. Toutes celles qui y étaient se ressemblaient presque sauf celle-ci et il ne mit pas longtemps à deviner qu’elle devait appartenir à celle dont tout le monde choyait dans l’eau. Il était sûr de l’avoir déjà vu quelques parts mais ne se rappelait pas où exactement. La robe à la main, il frémit les narines pour la sentir davantage et il n’en avait jamais senti de bon, c’en était presque captivant. Follement attiré par cette robe, il décida de la voler pour l’amener chez lui, comme personne ne l’a vu, c’est un bon signe car personne ne ferait le lien avec lui de la disparition ou plutôt du vol de cette robe.
Une heure plus tard, le voilà errer dans toute la forêt sans savoir vraiment où aller, il s’était sérieusement perdu, au début il pensait revenir sur ses pas mais maintenant il ne pouvait plus. Il allait bientôt faire nuit et il devait se trouver un abri pour passer la nuit et demain il continuera sa route, il tomba sur une vieille cabane construit il y a des années pour les cultivateurs qui se reposaient quand le soleil était ardent à en croire par sa structure. « ça c’est mieux que de rester dans les bois avec les prédateurs capables de me dévorer en un clin d’œil, » se disait-il à lui-même une fois à l’intérieur. Fatima doit penser qu’il est chez sa maman et n’ira pas le chercher, et il ne savait pas qui pourrait l’aider à lui indiquer le chemin, vu qu’il n’a vu personne sur cette route. Il décida d’y passer la nuit.
***
Quand Sarata et ses amies finirent de se baigner dans l’eau du fleuve, elles s'habillèrent toutes et étaient enfin prêtes pour rentrer au palais, ce fleuve a été spécialement reservé aujourd’hui en leur nom. Aucun diable ni humain n’avait le droit d’y mettre les pieds sinon il le payerait très cher. Pendant que les autres avaient fini de se rhabiller, l’atendant pour qu’elle en fasse de même, mais ce qu’elle devait porter n’était plus parmi cette pile de vêtements qu’elles avaient laissée avant de se glisser dans l'eau. Inquiète, ses amies même et elle se mirent à rechercher partout mais sans succès. L’angoisse et la peur la submergea, deux sentiments qu’elle n’a pas l’habitude de ressentir, mais pour cette robe, elle devrait, parce qu’elle n’est pas comme les autres, elle est différente et spéciale. C’est une robe familiale qui se transmet de génération en génération. Sa mère l’a porté avant elle ainsi que sa grand-mère et arrière-grand-mère etc. et si un jour elle donnait naissance à une fille, elle la lui léguerait et si c’est un garçon, elle attendrait que celui-ci se marie pour pouvoir la donner à sa belle-fille. Pour toutes ces raisons elle ne pouvait pas se permettre que cette robe disparaisse pendant qu’elle est sous sa responsabilité.
- Rentrons au palais Sarata, après ton père enverra des gardes pour la chercher, dit Sira avec inquiétude.
- Tu sais bien que mon père me tuerait s’il me voit rentrer à la maison sans elle, tu connais l’histoire de cette robe, alors s’il te plait, ne me demande pas de rentrer là maintenant.
- Qu’est ce que vas faire alors ? puisqu’on a fouillé partout de fond en comble et elle est introuvable !
- Je vais la chercher ! vous, rentrez au village, mais ne passez pas par la grande porte, passez par la porte de derrière, je ne veux pas que mon père vous voit et qu’il commence à vous poser des questions en ne me voyant pas avec vous. Et personne ne lui dit quoi que ce soit à propos de cette histoire, celle qui ouvrira la bouche pour lui dire un mot je la tuerai de mes propres mains.
Toutes prennent leurs affaires et commencèrent à partir, sauf Sira sa meilleure amie.
- Je viens avec toi Sarata, je ne vais pas te laisser te balader dans cette immense forêt toute seule.
- Je te remercie pour ton aide mais je n’en ai pas besoin, je vais me débrouiller toute seule, et puis je suis de sang royal, logiquement je suis mille fois plus puissante que toi.
- Je m’en fiche Sarata, je viens avec toi un point c’est tout.
- Non Sira ! rentre avec elles, je crois que c’est la meilleure chose à faire pour toi. Je tâcherai de revenir vite d’accord ? allez dépêche-toi sinon elles vont te laisser.
- Sois prudente je t’en prie.
- Oui oui ! allez va t’en.
Elle courut vers les autres les rattraper et rentra au palais avec elles, avec le sentiment d’avoir abandonné son amie.
Lorsque Sarata perdit ses amies dans sa ligne de mire, elle se dit qu’il était temps de chercher cette robe. Le crépuscule arrivait à une grande vitesse, mais elle s’en fichait complètement, elle se fit la promesse de ne jamais rentrer sans avoir retrouvé sa robe. Elle se servit de ses narines pour pister l’odeur de celle-ci, plus elle suivait ses traces, plus elle s’enfonçait dans les profondeurs de la forêt ; elle marcha ainsi pendant trois bonnes heures avant de tomber sur une vielle cabane isolée près des arbres, tout à coup elle s’arrêta, l’odeur suave de sa robe venait de saisir son odorat mais cette fois, c’était encore plus forte et plus intense. Elle s’approcha doucement de cette cahute et poussa prudemment la porte, parce qu’elle a senti la présence de quelqu’un. Quand la pote fut grandement ouverte, sans savoir ce qui se passait pendant une fraction de seconde, quelqu’un surgit dans son derrière et la poussa violement dans la cabane et rabattit vivement la porte à nouveau, déconcertée, elle n’eut pas le temps de réagir et tomba sur le sol. Armé d’un clou qu’il s’était fabriqué depuis qu’il a senti l’approche de quelqu’un. Dans le noir kélèty ne vit pas son visage, mais dès qu’il l’avait poussé dans cette maison, à travers ses petits cris qu’elle a lâchés, il a su que c’était une femme. Toujous dans le noir et sur ses gardes aussi, il pointa le clou droit devant cet intrus et la menaça.
- Démon ou humain ? demande-t-il simplement.
- Quoi…tu me vois ?
- Réponds à ma question, démon ou humain ? se répéta-t-il.
- Je suis une diablesse ! mais ça ne va pas ou quoi, qu’est ce qui te prend de m’attaquer comme ça ?
- Et toi qu’est-ce que tu fais ici, seule dans cette grande forêt, est ce que tu t’es perdue comme moi ? demande-t-il.
- Bien sûr que non, je suis à la recherche de quelque chose que j’ai perdue, j’ai suivi sa trace et ça m’a amené droit vers ici. Dit-elle en se levant. Pourquoi il fait si noir ici, quand on est en pleine forêt dans une maisonnette qui plus est, on doit toujours allumer le feu.
- Et prendre le risque de sortir chercher les bois et me faire dévorer tout cru par les animaux sauvages ! non merci je tiens encore à ma vie !
Soudainement, elle se servit de son énergie diabolique et leur apporta une couche de lumière, et la pièce fut très illuminée.
- Waw ! comment tu as fait ça ? dit-il en se retournant vers elle, et constata avec effroi que c’est la fille dans le fleuve, précisément celle qu’il reluquait le plus, et à en croire à ce qu’elle lui a dit au début, elle est venue chercher quelque chose qui lui appartient, et si c’était elle la propriétaire de cette…robe…qu’il a volée plutôt. Pris de peur, ou de honte, il essaya de le cacher comme il le peut, mais c’était déjà trop tard.
- C’est ma robe que tu as là sous la main ? constate-t-elle en le voyant la camouflant. Comment tu as fait pour t’en procurer ?
- Euh…c’est…, bégaye-t-il.
- Réponds-moi ! comment tu as eu ça ? demande-t-elle en essayant de s’en emparer, mais kélèty la hissa de plus haut pour qu’elle ne l’atteigne pas.
- Donne-moi ma robe, tu sais combien de valeurs elle a ! mais il refusa de la lui laisser.
- D’ailleurs maintenant que j’y pense, tu ne nous aurais pas espionné nous laver par hasard mes amies et moi, mais ce que je ne comprends, c’est pourquoi parmi toute cette pile de vêtements que tu as vue, c’est seulement cette robe que tu as prise. Tu peux me dire pourquoi ?
- Elle m’a semblé la plus succulente, dit-il en humant sa robe sous ses yeux.
C’est en cet instant qu’elle s’est rendue compte qu’il était à moitié nu, et qu’elle était complètement nue, et que tous les deux étaient sous le même toit, enfermés en pleine nuit cela dit. Elle commença à l’observer et vu que c’était un très bel homme d’une carrure athlétique, mesurant au moins 1m90, des cheveux très courts mais jolis, avec un visage à faire tomber toutes les femmes sous son charme. Mais ce qui l’intrigua le plus, était le fait qu’il ne soit pas de son espèce mais qu’il la voyait quand même sans aucun rideau d’invisibilité.
- Attends une seconde, comment ça se fait que tu sois humain mais étrangement tu me vois quand même ? demande-t-elle.
A cette question, il posa enfin le clou, pensant qu’il n’y avait plus de menaces.
- Ça c’est parce que j’ai traversé la frontière entre le monde réel et le monde virtuel, désormais je vis parmi vous, commence-t-il à énumérez. Au début j’ai été enlevé à ma famille, et j’en ai fait avoir de toutes les couleurs à mes ravisseurs mais maintenant je dois dire que je m’y plais bien ici.
- Enlevé ? mais par qui ?
- Sidafa ! c’était le bras droit du roi à ce que je sache.
- C’est toi le petit humain insolent que Sidafa avait amené ? s’étonna-t-elle le voyant devenu homme aujourd’hui.
- Hey, je ne suis plus un petit aujourd’hui, je suis un homme !
- Comment tu t’appelles ?
- Kélèty ! et toi ?
Sarata était encore sous le choc et n’entendit même pas la voix de kélèty qui lui parlait, quand elle l’a connu ou disons quand elle a vu, parce qu’elle ne l’a croisé qu’une seule fois dans sa vie, et il était si petit à l’époque, mais maintenant c’est un homme, grand, fort et magnifique. Elle chassa ses idées de la tête et se concentra à nouveau sur leur conversation.
- Tu…sais qui je suis ? demande-t-elle en essayant de savoir s’il pouvait se rappeler d’elle.
- A part que tu es une folle nudiste qui se balade toute nue en pleine forêt ? non je ne te connais pas mais tu es magnifique quand tu es dans l’eau cela dit !
- Je ne serai pas nue si tu ne m’avais pas piqué ma robe ! Réplique-t-elle.
- Tu aurais pu utiliser ta puissance diabolique pour te vêtir comme tu viens de le faire en allumant cette cabane.
- Oui ! mais c’est avec cette robe que j’ai quitté le palais et je dois me retourner avec, sinon mon père me tuerait.
- Waw ! elle est si significative que ça ?
- Tu n’as pas idée, maintenant donne-la-moi, je dois rentrer au palais avant que mon père n’envoie ses gardes à ma recherche.
- Ses gardes ? tu es de la noblesse ou quoi ? se moqua-t-il d’elle en la contournant pour aller s’installer sur le seul siège présent dans toute la pièce.
- Donc tu ne sais vraiment pas qui je suis ? repose-t-elle la question encore une deuxième fois.
- Non je ne sais pas, quoi je devrais le savoir ?
- Non ! enfaite ça n’a pas d’importance, file-moi cette robe et je te laisse tranquille.
- On est dans une cabane au cœur de la forêt, je suis un homme, tu es une femme et tu es complètement nue devant moi, tu crois sérieusement que je vais te rendre ta robe comme ça et m’excuser auprès de toi comme un saint pour avoir v***é ton intimité sans contre-parti ? si c’est ce que tu penses, tu te trompes lourdement ma jolie, dit-il en la reluquant sans vergogne.
- Sale pervers, tu…
- Tu veux ta robe ? tu l’auras, mais à une condition.
- Tu sais que si je veux là tout de suite, je peux te réduire en miette, et on n’entendra plus jamais parler de toi.
- Oui ! mais tu ne l’as pas fait, et je me demande pourquoi.
Sarata, savait que pour avoir accès à la plus grande partie de son pouvoir, il lui fallait cette robe, car, cette robe n’est pas seulement un héritage qui se transmet de génération en génération mais c’est également un tissu qui à lui seul regorge plus de pouvoir qu’il n’en faut. Sans elle, elle était un peu comme une humaine, vulnérable ! sans aucune protection, sinon elle lui aurait réglé son compte à cet insolent de Kélèty. Mais comme pour garder son secret afin que Kélèty ne sache jamais que cette robe c’est comme une part d’elle-même, elle proféra des menaces à son encontre espérant lui faire peur.
- Si tu la veux vraiment, dit-il en la brandissant devant elle. Il va falloir que tu acceptes de passer une nuit plein d’amour, d’affection, de passion et surtout de tendresse avec moi, énumère-t-il la tête dans les étoiles. Après cela je te la donne et on sort tous gagnant gagnant. Alors qu’est-ce que tu en dis.
- J’en dis que tu es complètement fou si tu crois que je vais accepter de passer une nuit avec toi, tu sais combien de nobles, et de fils de nobles ou même des princes de royaume voisin ont voulu me prendre pour épouse et à chacune de leur proposition, je les ai gentiment déclinées. Et tu veux qu’un petit humain comme toi, l’enfant que moi-même j’ai vu quand il était encore tout petit, que moi, Sarata je passe une nuit avec toi ? désolée Kélèty, mais tu n’es pas mon genre !
- Comment ça l’enfant que tu as vu quand il était tout petit, je peux savoir d’où est-ce que tu me connais ? se relève-t-il soudainement.
Prendre le risque de dévoiler son identité à inconnu, peut-être pas si inconnu que ça, mais peu importe, ça c’était très dangereux. Mais pour se sortir de cette situation, il fallait qu’elle use de tous les moyens pour s’en sortir, quitte à ce qu’il la reconnaisse ou pas.
- Je m’appelle Sarata, commence-t-elle.
- Ça ne me dit rien du tout, l’interropit-il.
- Tu peux me laisser finir avant de me couper la parole. Je disais donc, mon nom est Sarata et je suis la fille unique de Moussa, le plus grand empereur diabolique de tous les 13 villages qui nous entourent.
Dès qu’elle parla de Moussa, il se rappela de quelques souvenirs qui s’étaient déroulés vingt ans en arrière dans sa vie. Il se voyait dans un bureau avec Sidafa, fatima et leurs bébés dans des berceaux différents tous faisant face à un seul homme, le roi. Quand soudainement cette fille débarqua d’on ne sait où et avec qui, il a eu même des altercations. Il se rappela de toute cette scène qu’il pensait avoir oublié depuis deux décénies.
- Tu es…, begaya-t-il.
- Je suis contente que ta mémoire soit revenue et oui, je suis bien Sarata, celle avec qui tu as été insolent !