Je lance un coup d'œil agacé à promise et pousse un soupir.
Je me penche vers elle et cette dernière ferme les yeux.
À la dernière minute, j'esquive sa bouche, et je me glisse à côté d'elle pour mieux avoir accès à son oreille.
Très doucement je chuchote:
-tu es vraiment une vraie plaie promise..
Elle ouvre brusquement les yeux et se redresse:
-et toi tu es mal poli, espèce de goujat..
En colère, elle se lève et part. Ses talons hauts, frappent durement les pavés du chemin qu'elle emprunt.
D'habitude je suis plus patient avec elle mais, là je suis sur les nerfs et je n'arrive pas à être objectif.
Je pousse un soupir et m'adosse au dossier du fauteuil dans lequel je suis assis.
Je ferme les yeux, histoire de faire redescendre ma tension un instant.
Mon corps ce sale traître, il ne devrait pas réagir comme ça.
Pas pour banks, cette femme de pouvoir qui, a littéralement roulé sur des cadavres et les larmes de ses victimes, pour en arriver où elle est aujourd'hui.
Je dois résister ne serait ce que pour leon.
"Je le lui doit"
Me dis je pour moi même.
Je le sens avant même de la voir.
Une fragrance douce, enivrante, presque sucrée.
Un parfum qui s’insinue sous ma peau et fait naître des frissons le long de ma colonne vertébrale.
— Bonsoir, Troy.
Sa voix est un murmure bas, presque un souffle, et pourtant, chaque syllabe m’électrise.
Je me tourne lentement.
Elle est là.
Banks Ross.
Son regard ambré se fixe au mien avec une intensité qui me coupe le souffle.
Elle porte une robe noire moulante, légère, à la limite du décent, comme si elle jouait avec la provocation sans jamais tomber dans l’excès.
Chaque courbe de son corps est une promesse de damnation, et je suis sur le point d’y succomber.
Elle esquisse un sourire.
Un sourire dangereux.
Celui d’une femme qui sait exactement l’effet qu’elle produit.
— Banks…
Je marque une pause, ravalant ma salive.
— Ça faisait longtemps.
— Oh, vraiment ?
Elle penche légèrement la tête, laissant une mèche sombre caresser son épaule nue.
— Pourtant, j’aurais juré que mon image n'a pas quitté ton esprit une seule fois, Troy.
Mon souffle se coince dans ma gorge.
Elle s’approche, réduisant l’espace entre nous à une simple brise.
Je sens la chaleur émaner de son corps, une chaleur qui réveille des souvenirs que je ne devrais pas avoir.
Je serre les poings.
— Tu es sûre de vouloir jouer à ce jeu-là ?
— Qui te dit que c’est un jeu ?
Sa voix est basse, vibrante.
Son regard descend un instant sur mes lèvres, et mon corps répond immédiatement à ce contact invisible.
Je devrais m’éloigner.
Je devrais mettre de la distance entre nous.
Mais mes pieds restent ancrés au sol, comme si une force invisible me retenait prisonnier.
— Je sais ce que tu fais,
Dis-je dans un souffle.
— Oh ?
Elle arque un sourcil.
— Et qu’est-ce que je fais, Troy ?
— Tu cherches à me troubler.
Elle rit doucement, un rire chaud et sensuel qui me vrille les nerfs.
— Tu te trompes… Je ne fais qu’être là. C’est toi qui réagis.
Son doigt effleure le revers de ma veste, et une décharge électrique parcourt mon échine.
Putain, Je suis foutu.
Je me penche sur le côté pour échapper à son emprise.
Elle penche doucement la tête et sourit car, elle sait que je fuis sa proximité.
Lorsque je me redresse, je la dépasse d'une bonne tête:
-oh, tu préfères quand c'est toi qui est maître de la situation??
Elle sourit, ce qui ramène mon attention sur ses lèvres.
Je détourne rapidement le regard pour éviter de me perdre à nouveau:
-qu'est ce que tu fais ici??
Dis je les poings serrés. Elle sourit à nouveau:
-je sais que tu détestes me voir mais, il ne faudrait pas oublier que ta mère elle, adore ça le voir..
-il faut que tu partes d'ici, avant que leon ne te voit. Je ne veux absolument pas que la fête devient un enfer juste parce qu'il t'a vue, alors tu dégages..
-trop tard..
Mon sang se glace dans mes veines et je mon expression se fige.
Très lentement, je me tourne pour découvrir Léon.
Il est juste là à regarder férocement Banks.
D'un pas très lent, il s'approche de nous:
-alors comme ça, tu as osé venir tout en sachant que je pouvais être là..
-je ne vois pas pourquoi je me serais privée leon..
Dit elle dans un sourire qui semble agacé leon.
Je le vois serrer les poings et je me demande bien comment je vais faire pour l'empêcher d'éclater le visage à Banks.
Il fait un pas de plus vers elle et je lève la main pour bloquer sa poitrine:
-rappel toi leon, le tribunal a délivré une note qui t'empêche de t'approcher d'elle, si elle ne te l'a pas autorisé..
Dis je pour le mettre en garde. Banks pourrait à nouveau porter plainte contre lui.
Et cette fois ci, il irait droit derrière les barreaux:
-puis je m'approcher Miss Ross??
Demande ironiquement ce dernier. Banks le considère un instant, puis tourne les pieds et s'en va dans un dehanché qui pourrait rendre fou n'importe quel homme.
Leon la regarde s'en aller le regard énigmatique.
Puis lentement, il reporte son attention sur moi:
-j'espère que tu sais que je ne vais pas tolérer de trahison de ta part troy.
Me dit il en mise en garde. Je me contente de lui faire face.
Il sait que je ne me justifie jamais, et qu'il a beau être mon ami personne ne me parle de cette façon.
Je mets les mains dans les poches, et je penche la tête:
-contente toi, de ne pas tout foutre en l'air avec ta colère non contenue leon.
Il serre les dents:
-tu parles comme si je n'avais pas raison de me mettre en colère. Je n'ignore pas qu'elle te rend fou depuis que tu l'as vue, alors je veux sûr que tu ne vas pas me lâcher.
-ne t'inquiètes pas, je ne vais pas te lâcher leon. On peut retourner à la fête?? son cas, on va le gérer le moment venu..
Leon hoche la tête et sa main sur mon épaule:
-il va falloir que tu me signes un orthographe la star, d'ici cent ans ça va valoir une fortune..
J'éclate de rire et lui donne un coup de coude bien sentit. Il grimace de douleur et éclate de rire..
La tension dans mon corps diminue peut à peu.
Elle n'est plus là et donc pour l'instant, je n'ai pas à la gérer..