tensions et jeux

1126 Words
Banks - Présent La porte s’ouvre lentement, comme si elle sentait déjà le poids de toutes les tensions qu’elle allait laisser entrer. Et elle entre. Banks. Dans sa tenue simple, un jean taille haute et un haut noir moulant à manches longues, les cheveux relevés en un chignon désordonné qui lui donnait un air dangereusement séduisant. Comme toujours. Mon verre se fige à mi-chemin de mes lèvres. Elle scanne la pièce du regard, comme si elle prenait possession de l’espace. Aucune hésitation. Aucun doute. Elle sourit, léger, presque moqueur. Et mon cœur, ce traître, rate une pulsation. — Salut les gars, dit-elle d’une voix décontractée, comme si elle revenait d’un simple footing. Léon lève un sourcil. — Tu comptes nous poignarder un par un ou juste balancer un commentaire acide et t’en aller ? Banks rit. Un son clair, presque enfantin. Et c’est bien ça le problème avec elle. Elle te prend de court. — Je vais déjà poser mes affaires. Ensuite, je verrai ce que votre humeur m’inspire, réplique-t-elle en se dirigeant vers l’escalier. Promise, toujours collée à moi, se tend comme une corde. Je le sens dans sa posture. Dans son silence soudain. Sa rivale vient de marquer son territoire, et elle le sait. Leo ricane. — C’est moi ou l’air vient de se charger en électricité ? Je me redresse, avale une gorgée de whisky et me racle la gorge. — C’est rien. Juste le courant habituel entre nous. Mais je mens. Parce que Banks ne fait pas que déranger l’ambiance. Elle me dérange, moi. Elle me met sur tension. Depuis toujours. Elle revient quelques minutes plus tard, les bras croisant un coussin qu’elle vient poser sur le canapé. — Y a une règle sur qui dort où ou c’est au plus rapide ? demande-t-elle en s’installant là, comme si c’était chez elle. Louis hausse les épaules. — Désolé princesse, mais ici c’est à la guerre comme à la guerre. — Parfait, dit-elle en attrapant la télécommande. Parce que je suis excellente en stratégie. Elle zappe quelques chaînes, tombe sur un vieux film d’horreur. Son regard croise le mien. Et je sais qu’elle sait. Ce petit jeu de provocation silencieuse, ce terrain où elle excelle. Promise serre les dents, littéralement. Elle s’accroche à mon bras de nouveau. Comme une alarme. Comme un rappel : « Je suis là, moi aussi. » Je me lève brusquement. — Je vais fumer une clope. — Mauvaise habitude, murmure Banks sans me regarder. — C’est pas la pire que j’aie, je rétorque, les yeux plantés dans les siens. Elle hausse les sourcils, amusée. Et cette f****e tension monte d’un cran. Je quitte le salon, mais je sens encore son regard sur moi. Et je sais une chose : cette semaine va être longue. Trop longue. Banks est partie marcher au bout d'un moment, fatiguée de l'ambiance au salon. Elle a invité ways à ce joindre à elle, mais cette dernière a décliné.. Le soleil tape encore haut dans le ciel lorsque Banks referme la porte derrière elle. À peine a-t-elle fait deux pas que les conversations s’éteignent, comme si son entrée avait siphonné l’oxygène de la pièce. — Eh ben, je vois que je vous ai manqué, lâche-t-elle avec un sourire sarcastique. Troy, appuyé contre le comptoir, relève à peine les yeux. Mais à l’intérieur, il la sent. Elle dégage une assurance froide, sensuelle, et chaque battement de ses talons sur le carrelage résonne dans sa poitrine comme un défi. — Banks, dit Liam, faussement amical. Toujours aussi... déguisée. — Liam, toujours aussi inutile. La pique fuse, tranchante, et Ways étouffe un rire depuis le fauteuil. Leon la fusille du regard, mais elle l’ignore. Elle a appris à ne pas reculer. la colocation tournent rapidement à la guerre froide. Banks et Ways s’emparent de l’étage, barricadent presque leur espace avec des post-it passifs-agressifs (« Ne PAS toucher à mon shampoing, merci » / « Ce miroir reflète trop ta bêtise, éloigne-toi. »). Luis en rajoute une couche dès le dîner, en proposant une playlist « anti-chieuses » pour mettre l’ambiance. En retour, Banks glisse du piment dans son soda. Résultat : un Luis rouge écarlate, hurlant à la trahison pendant que Ways se marre. Le clan Troy, comme ils se désignent eux-mêmes, riposte en enfermant temporairement Banks et Ways sur la terrasse. Sauf que Banks crochette la porte avec une barrette. — Vous avez oublié à qui vous aviez affaire, souffle-t-elle en se glissant de nouveau dans le salon. Mais ce ne sont pas seulement les mauvais tours qui font monter la température. La tension sexuelle est là, vive, presque douloureuse. Entre deux joutes verbales, Troy surprend Banks en train de se changer dans la salle de bain. Elle le fixe, bras croisés, sans bouger. Il ne s’excuse même pas. Il soutient son regard, puis claque la porte. Et ce simple moment le hante tout le reste de la nuit. Ways, de son côté, devient le centre de l’attention de Leon, mais elle s’amuse à danser juste assez proche de lui pour le troubler… sans jamais le laisser approcher. Un jeu cruel, savoureux. Le soir venu, ils se retrouvent tous dans le salon. La télé est allumée, mais personne ne regarde. Les regards volent, les provocations aussi. — Vous avez prévu de jouer aux enfants toute la semaine ? demande Banks, les jambes croisées, un verre de vin à la main. — Et toi, t’as prévu de jouer à la reine des garces ? réplique Leon en s’installant face à elle. — Oh, j’ai pas besoin de jouer pour ça, répond-elle du tac au tac. Troy la regarde. Son regard est noir, orageux. Il veut la provoquer, la dompter, la comprendre. Il veut trop de choses à la fois, et aucune n’est raisonnable. Mais elle lui échappe encore. Un jour. Un seul. Et déjà, l’équilibre fragile de la maison est au bord de l’explosion. Et ça, ce n’est que le début. PDV troy: je suis assis avec mes amis, entrain de siroter un verre de whisky. Promise a finalement consentis à me ficher la paix ce soir. leon, me regarde droit les yeux et lance: --L'occasion est trop belle pour la manquer. Banks est là à notre merci. --Tu te précipite trop leon.. Ce dernier serre les points: --Tu rigoles j'espère, je n'ai que trop attendu durant toutes ces années, pour faire payer à Banks, et toi, tu me dis que je me précipite ? Il dépose violemment son verre sur la table: --j'espère que je n'ai pas en face de moi un traître.. aboie ce dernier: --hey calme toi, quelqu'un pourrait entendre.. essai de calmer Liam. --si c'est ce que tu penses tu peux te débrouiller seul pour ce soir.. dis je en posant mon verre...
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