Chapitre 2

1284 Words
Je ne m’attendais à rien de très concret, malgré le fait que je sois consciente de mes compétences et plus que qualifier d’où mon assurance du début, mais ils m'ont rappelé pour me dire que j’avais le poste. Je suis contente sur le coup mais je m’étais faite la promesse que si c'était un échec je pourrais lui faire des avances comme c’était prévu au départ, mais maintenant je ne peux plus le faire frontalement. Je me dois d'être responsable dans mon travail et une assistante qui fait des avances à son patron ne l'est pas. Mais c’est principalement parce que j’ai peur de me faire rejeter et renvoyer par la même occasion. Je devrais renoncer à l'idée de séduire cet homme mais plus j’y pense et plus je me dis que j’ai une opportunité en or. Maintenant que je passerai le plus clair de mon temps avec lui je pourrai facilement savoir ce qui lui plaît ou l'attire. En plus j’ai bien remarqué qu'aucune des employés au bureau ne portaient de tenu limite. Donc le plan femme fatale avait été avorté bien avant que je ne le tente, il ne fallait pas que je gâche peut-être ma seule chance. Après de vraies recherches et analyse de ce qu’il a dit dans des articles et autres il est clair qu’il préfère les femmes élégantes et raffinées. Je soupire en y repensant il avait l'air plutôt froid. Comment pourrais-je recueillir des informations personnelles sur lui ? Je devrais plutôt réfléchir à comment m'organiser afin de m'adapter à mon nouveau poste, mais rien n’y faisait je voulais en savoir plus sur lui c'était plus fort que moi. Je cherche rapidement sur le net même si je sais pertinemment que c'est soit ce qu'il a bien voulu dévoiler ou juste des potins pas du tout confirmer. Je me tourne les pouces pendant une bonne heure puis je me rappelle que je dois commencer le travail ce soir. Apparemment il a urgemment besoin de quelqu'un qui sera à sa disposition. Mon but, mon objectif ultime depuis qu'on m'a engagé est de faire en sorte qu'il ne puisse plus se passer de moi. Ne serait-ce que pour passer une commande ou juste pour retrouver son stylo. J'exagère un peu mais c'est ce que je veux, il me reste une heure et demie pour le rejoindre dans l'hôtel où doit se passer son prochain rendez-vous professionnel. J'ai choisi rapidement ma tenue, je n'y vais pas pour séduire frontalement donc j'ai opté pour une tenue sobre. Un col roulé beige, accompagné d'une jupe droite noir et une paire de talons. Sans oublier ma blouse de la même couleur que ma jupe, un maquillage naturel, une très légère touche de parfum. Je me regarde une dernière fois dans le miroir pour m'assurer que ma tenue est comme je voulais. Mon fidèle chignon tiré, des boucles d'oreilles pendantes sans trop d'artifices, c'est avec une quarantaine de minutes d'avance que je quitte mon domicile. J'ai bien fait de sortir plus tôt les embouteillages m'ont bloqué pendant 20 bonnes minutes, malgré cela j'arrive à temps soit 15 minutes avant l'heure prévue. Je ne suis pas surprise de trouver mon très chère patron déjà sur le lieu du rendez-vous, je le salue poliment puis je prends place avec sa permission. Je prépare mes affaires et je peux sentir son regard sur moi, il n'aime pas la façon dont je suis habillée ? Ou serait-ce le contraire ? J'ose lever les yeux de mon calepin et nos regards se croisent, j'avale difficilement ma salive, comment peut-il être aussi beau ? Un costume sur mesure couvre sa magnifique musculature, son parfum boisé flotte dans l'air tel un aphrodisiaque des plus puissants. Une Rolex serre son poignet mettant en valeur ses grandes mains, je suis sûr qu'elles sont chaudes et ferme. Je me claque mentalement à nouveau au moment ou je croise à nouveau son regard, je me calme instantanément alors qu'il me fusille du regard comme s'il avait deviné ce qu'il me passait par la tête. Je lui fais un sourire professionnel avant de lui dire - Je suis désolée je n'ai pas pour habitude de voir une Rolex Daytona en acier, ce modèle est plutôt rare... Il semble surpris que je m'y connaisse mais ne rajoute rien. Je remercie mon père silencieusement dans ma tête pour sa passion débordante pour les montres. Cependant, un silence vraiment dérangeant s'est installé, je me mords la lèvre. Il ne me lâche pas du regard, qu'est-ce que j'ai envie de lui sauter dessus. Je me racle la gorge gênée par mes pensées salaces et dit - Y a-t-il quelque chose que nous devons revoir ou clarifier avant que M. Gordon n'arrive ? - Oui j'aimerais que tu m'expliques un peu qu'elle est la requête qu'il a faite, je ne me suis pas penché sur son dossier Je fronce les sourcils je ne m'attendais pas à ce qu'il soit aussi négligent, je ne dis rien et ouvre mon calepin où se trouve toutes les informations sur le client. Je lui parle brièvement du client, de ce qu'il cherche à obtenir avec cette collaboration et des enjeux que cette affaire pourrait avoir pour lui - Je vois que vous avez bien fait vos devoirs dit-il Vu la façon dont il me regarde c'est très clair que c'était un test pour voir si je fais correctement ce qu'il me demande. J'ai une très grande envie de roulé des yeux mais je me retiens, je ne veux pas perdre mon travail dès le début. Notre client arrive avec 5 minutes d'avance, les salutations d'usages se font rapidement et on saute sur le vif du sujet. Les négociations sont serrées et franchement je trouve ça plutôt amusant à voir, l'homme en face de lui en train de se démené pour avoir une marge plus grande que ce qui avait été prévu. Après une bataille acharnée, notre client est plutôt satisfait même si vu comment le contrat va se présenter il n'est pas si gagnant mais bon je ne vais pas gâcher notre affaire. Je peux enfin rentrer chez moi, depuis le début je regarde la porte de sortie, ils discutent encore de tout et n'importe quoi. Je ne me sens plus concerné, mais je tends tout de même l'oreille de peur de raté un détail important. Et effectivement j'ai failli rater de prendre note de leur prochaine entrevue. C'est toute souriante que je dis enfin au-revoir à cet homme qui pour je ne sais quelle raison n'a pas arrêté de parler même après que l'entrevue soit terminé. Une fois qu'il n'était plus en vue il ne me restait plus qu'à faire faux bon à mon patron pour aller retrouver le confort de mon lit et profiter pour me goinfrer. C'est pleine d'espoir que je m'étais retournée vers lui pour qu'il me congédie. - Nous en avons fini avec cette affaire Ma joie n'en fut que plus grande, il venait exactement de dire ce que je voulais entendre. Il ne manquait plus qu'il me souhaite une bonne nuit et de bien rentrée et j'aurais été aux anges. Mais ce ne fut pas le cas à mon grand désarroi, il rajouta - Si vous avez le temps j'aimerais qu'on reparle de mon emploi du temps de demain et que vous me fassiez un résumé approximatif de ce qui a été dit - Bien sûr, je n'y vois aucun inconvénient C'est vrai que je suis épuisée, mais c'est une chance d'être toute seule avec lui et pas n'importe où. Je vais directement entrer dans son espace personnel, je jubile intérieurement. Je vais profiter de toutes les opportunités qu'il m'offre et dans quelque temps, il sera complètement fou de moi...
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