CHAPITRE VIII. Duel d’un professeur et d’un poète Au moment précis où, à Yalta, Stepan perdait conscience – c’est-à-dire vers onze heures et demie du matin –, la conscience revenait à Ivan Nikolaïevitch Biezdomny qui s’éveillait d’un long et profond sommeil. Il passa un moment à essayer de comprendre comment et pourquoi il se trouvait dans cette chambre inconnue aux murs blancs, avec cette étonnante table de nuit en métal brillant et ce store blanc derrière lequel on devinait la lumière du soleil. Ivan secoua la tête, s’assura ainsi qu’elle ne lui faisait pas mal, et se rappela tout d’un coup qu’il était dans une clinique. Cette pensée ressuscita le souvenir de la mort de Berlioz, mais sans bouleverser Ivan outre mesure. Maintenant qu’il avait dormi, Ivan Nikolaïevitch était plus calme e

