Chapitre 3 : En Attendant Que Tu Cours Après Ta Femme

1543 Words
"Grand-père, le certificat est déjà en main. Vous pouvez maintenant vous reposer et rentrer à la maison !" Antoine arracha le certificat de mariage des mains de Grand-père Bernard, sa voix restait froide et indifférente. "Ce gueux, tu n'as toujours pas expliqué pourquoi ma belle-fille est partie toute seule à vélo. De plus, vous venez d'obtenir le certificat, alors vous devriez célébrer correctement. Cours vite après elle ! Aujourd'hui, nous organiserons un grand banquet pour célébrer ça pour vous deux !" Après sa joie initiale, Grand-père Bernard commença soudainement à réprimander à nouveau. Antoine n’avait aucune idée pourquoi cette femme était partie soudainement, mais en entendant les mots de son grand-père, son visage devint encore plus froid. "Grand-père, vous m'avez demandé d'obtenir ce certificat avec cette femme, et c’est fait. Nos affaires futures ne sont plus de votre ressort ! Quant à la célébration, passons. Elle ne sera pas autorisée à entrer dans notre maison ancestrale !" En entendant cela, Grand-père Bernard devint furieux. "Ce gueux, qu’est-ce que tu veux dire par là ?" Antoine avait déjà commencé à marcher vers le Café Encounter, et en marchant, il dit : "Ça ne veut rien dire. Je dois juste l’observer pendant un certain temps pour voir si elle mérite d’être la maîtresse de notre maison et si elle a des intentions cachées." Il marqua une pause, puis ajouta, "Si tu n’es pas d’accord, Grand-père, je vais la divorcer immédiatement !" À l’approche du Café Encounter, les voitures de luxe garées devant démarrèrent immédiatement. Antoine monta directement dans sa voiture privée, et avec un rugissement, la flotte de voitures de luxe disparut dans la distance. "Ce gueux ne fait pas confiance à mon jugement ? Très bien, qu’il l’observe. Ma belle-fille est sans aucun doute la meilleure. Un jour, il viendra pleurer et mendier pour la retrouver !" "Ce gueux, ha-ha, je veux vraiment voir comment il va la poursuivre à la fin ! Hehehe, haha !" Grand-père Bernard regarda la motorcade qui s’éloignait et une image apparut soudainement dans son esprit de Antoine implorant Isabelle. Il ne put s’empêcher de rire bruyamment. "Vieux monsieur, le jeune maître et la jeune maîtresse ont obtenu leur certificat et sont partis chacun de leur côté. Comment pouvez-vous encore être si heureux ?" Le majordome Luc, l’air perplexe, demanda à Grand-père Bernard. "Haha, Luc, tu es avec moi depuis tant d’années. Dis-moi, ai-je déjà eu tort dans mes jugements ?" Grand-père Bernard demanda avec un sourire. "Le vieux monsieur a une vision perçante, jamais dans l’erreur sur les gens !" Le majordome, Oncle Li, acquiesça avec enthousiasme. "Hehe, c’est exact ! Luc, préparons-nous à assister à un bon spectacle !" Grand-père Bernard sourit et ferma les yeux, s’allongeant dans son fauteuil. Oncle Li était toujours perplexe, mais il n’osa pas poser plus de questions. "Cette femme ne m’a toujours pas contacté ?" Antoine vérifia de nouveau son téléphone. Non seulement il n’y avait aucune activité sur son téléphone, mais même w******p était silencieux ! "Il est déjà 17h ! Nous avons obtenu le certificat aujourd'hui, je ne crois pas qu'elle ne me contacte pas !" Antoine vérifia à nouveau son téléphone privé, de midi jusqu’à présent. À chaque fois qu'il le regardait, l’image de la silhouette mince d'Isabelle roulant sur sa petite trottinette électrique et disparaissant au loin revenait dans son esprit, le laissant un peu agacé. Lui, le président du Groupe Antoine Leclerc, le plus riche homme de la ville de F, avait dominé le monde des affaires pendant des années avec ses méthodes percutantes. Qui ne l’admirait pas ou ne le flattait pas dès qu’ils le rencontraient ? Il était le roi de cette ville de millions de personnes, le monarque qui contrôlait l’ensemble de l’économie. Avec sa sagesse, quand aurait-il fait une erreur de jugement ? "Femme, je t’attends. D’ici 20h au plus tard, tu me contacteras !" Antoine murmura pour lui-même, son regard devenu plus froid et résolu. À l’hôtel Hilton, dans une salle privée luxueuse, les rires et la joie se mêlaient aux voix des Allemands ! Leurs compétences en anglais étaient médiocres, et malgré les corrections répétées d’Isabelle, cela faisait toujours rire tout le monde. Aujourd'hui était un jour de fête pour l’entreprise Changqing, qui venait de pénétrer le marché allemand. Pour célébrer cela, un banquet était organisé pour les représentants de l'entreprise allemande dans la salle VIP de l'hôtel Hilton. "Aujourd'hui, nous remercions également Mademoiselle Isabelle pour sa traduction, qui a rendu notre coopération agréable. Au nom de l'entreprise Changqing, je porte un toast en votre honneur !" À la fin du banquet, le président de l'entreprise Changqing proposa un toast à Isabelle, souriant largement. La communication et la négociation réussies avec les représentants allemands étaient largement dues à la traduction précise d’Isabelle. Le président de Changqing Company, dans la trentaine, élégant et distingué, nota que les représentants allemands appréciaient beaucoup Isabelle. "Monsieur le Président, vous êtes trop aimable. Vous savez, mon devoir est de bien vous servir. De plus, la réussite de notre coopération repose sur la force de votre entreprise, pas seulement sur ma traduction !" Isabelle répondit modestement, se levant, prenant son verre et parlant avec douceur. Tout le monde la regarda avec admiration. Cette jeune femme avait une grande présence, était très sympathique et parlait toujours avec tact. Isabelle faisait ce travail à temps partiel pour gagner un peu d'argent, accompagnant les représentants de la société allemande de 10h30 à 20h, facturé à l’heure. Pour ce travail, elle pouvait gagner deux cents dollars. Bientôt, le banquet se termina. Après avoir vu les représentants allemands partir, Isabelle s’apprêtait à partir lorsque le président de Changqing Company ordonna à son assistant de lui remettre un billet de mille dollars, scellé dans une enveloppe. "Mademoiselle Isabelle, nous espérons continuer à travailler avec vous à l’avenir, et avec votre aide, nous espérons que Changqing Company se développera davantage sur le marché allemand !" Le marché allemand venait tout juste de s’ouvrir, et de plus en plus d’affaires étaient attendues dans le futur, comptant sur des traducteurs comme Isabelle. De plus, Isabelle dégageait une aura que le président Mo appréciait beaucoup. "Merci pour votre générosité, Monsieur Mo, mais je ne peux pas accepter des cadeaux supplémentaires de la part des clients, car le contrat a déjà été signé. Je ne peux pas accepter cette enveloppe rouge !" Isabelle regardait l’enveloppe rouge. Bien qu’elle en ait vraiment envie, surtout qu’elle avait un besoin urgent d’argent en ce moment, elle refusa fermement. "Mademoiselle Isabelle, ceci est une récompense supplémentaire de la part de Changqing Company pour célébrer l’ouverture du marché allemand. Cela n’a rien à voir avec votre traduction, alors s’il vous plaît, ne soyez pas trop polie !" Le président Mo répondit avec un sourire. Tout le monde pensait qu’Isabelle faisait simplement preuve de modestie. Après tout, les traducteurs temporaires pouvaient toujours accepter un peu d’argent supplémentaire. "Merci, Monsieur le Président, mais je ne peux vraiment pas accepter ! Cependant, soyez assuré, je suis toujours disponible pour aider Changqing Company dès que vous en avez besoin !" À la grande surprise de tout le monde, Isabelle répondit fermement, puis se tourna et sortit de la salle. Tout le monde la regarda partir, hochant la tête avec approbation. "Assistant, pour toutes les futures traductions allemandes, veuillez contacter Mademoiselle Isabelle !" Le président Mo ordonna à son assistant, son regard brillant, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus voir Isabelle. « Il est déjà huit heures, et cette femme ne m'a toujours pas contacté ? » Antoine attendait dans le bureau du PDG, et au fur et à mesure que l'heure passait, il jetait de plus en plus fréquemment des regards anxieux vers son téléphone ! Ding ding, le téléphone sonna enfin. Il le regarda précipitamment, puis fronça les sourcils. C'était encore un appel de son grand-père Bernard ! Bien que Bernard prétende ne pas se mêler de leurs affaires, il avait appelé plus de dix fois depuis midi, demandant s'il avait déjà contacté Isabelle, si les deux étaient ensemble. À chaque fois, il avait esquivé la question ! « Il est déjà huit heures ! Président, faut-il encore organiser le travail de tous les départements ? » Alors qu'Antoine fronçait les sourcils, une voix s'éleva. C'était son assistant, René, aussi un vieil ami et ancien camarade de classe d'Antoine. René ne comprenait toujours pas pourquoi leur habituellement calme président semblait si agité aujourd'hui, et pourquoi il avait exigé que tous les départements fassent des heures supplémentaires jusqu'à huit heures ! « Encore une demi-heure ! » ordonna froidement Antoine. « Encore une demi-heure ? » René s'étonna, car cela n'était jamais arrivé auparavant ! « Quoi, tu veux encore aller nettoyer les toilettes ? » Antoine lança un regard à René. « Non, je ne veux pas ! » René secoua rapidement la tête et s'empressa de sortir. Il ne voulait pas retourner nettoyer les toilettes. La dernière fois, il avait été obligé de le faire pendant deux jours après avoir émis une simple remarque ! Ce Antoine était un dictateur, il n'acceptait aucune forme de doute ou de contradiction à son égard ! Bien sûr, dans toute la ville de F, seul Antoine avait le droit, les moyens et l'autorité de se comporter ainsi.
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