7 chapitre corrigé

1259 Words
Dereck Le dîner était terminé, mais pas la soirée. C'était maintenant que tout se jouait. Les invités commençaient à remplir la salle, et je remerciais le bon Dieu de ne plus être à la même table qu'elle. Son parfum enivrant, sa voix mélodieuse, son sourire éblouissant, tout en elle me rendait fou. J'avais l'impression qu'elle hantait chacune de mes pensées, chacun de mes gestes. C'était une véritable torture de devoir me retenir de la prendre dans mes bras, de l'embrasser passionnément, de la faire mienne. Mais tout n'était pas encore gagné, elle était toujours dans les parages. De temps en temps, je croisais son regard, et je savais qu'elle aussi ressentait ce lien puissant qui nous unissait. Malgré tous mes efforts pour le nier, je ne pouvais ignorer cette connexion qui semblait nous attirer l'un vers l'autre, comme deux aimants. Je m'efforçais de ne pas le laisser transparaître, car je savais que cela agiterait mon loup, Aron, qui ne demandait qu'à se libérer et à la réclamer comme sienne. Il la voulait à tout prix, il ne pouvait plus se résigner à rester loin d'elle, mais il lui était pourtant interdit de l'aimer. Nos traditions, nos lois, tout nous interdisait de céder à cette attirance. Pourtant, mon loup grondait en moi, réclamant sa compagne, son âme sœur. Il refusait de se soumettre à ces règles qui nous empêchaient d'être ensemble. — Tu m'accorderais cette danse ? me demanda soudain Yasmine, l'une de mes conquêtes. Son sourire aguicheur et son regard brûlant de désir ne me laissaient aucun doute sur ses intentions. Mais en cet instant, elle n'était qu'un pâle reflet de la femme qui hantait mes nuits. Pourtant, je ne pouvais pas me permettre de la repousser, cela aurait éveillé les soupçons. — Comment pourrais-je refuser ? fis-je en lui prenant la taille, un sourire charmeur aux lèvres. Yasmine avait ensuite enroulé ses bras autour de mon cou, et nous dansions sur le lent solo qui se jouait dans la salle. Mais mon esprit était ailleurs, focalisé sur une seule personne. Mon petit soleil m'avait vu danser avec Yasmine, et le petit sourire qu'elle avait aux lèvres s'effaçait immédiatement. Je me sentais vraiment mal de l'avoir blessée comme ça, mais c'était le seul moyen pour qu'elle tourne la page sur moi et qu'elle ne s'attache pas à un être qui lui était interdit. — Tu serais d'accord pour une partie de jambes en l'air ce soir ? me proposa Yasmine, un sourire provocateur aux lèvres. — Et toi, tu serais partante pour te retrouver à l'hôpital ce soir ? rétorquai-je, un avertissement dans la voix. — Comment ça ? fit-elle en arquant un sourcil, visiblement surprise par ma réponse. — Parce que je vais te b****r tellement fort que tu ne pourras plus remarcher, la menaçai-je d'un ton grave. — J'attends de voir ça, me murmura-t-elle à l'oreille, un sourire aguicheur aux lèvres. Je détournais ensuite mon regard d'elle pour retrouver mon âme sœur dans les bras de Scot. Ils dansaient ensemble, mais il s'attardait beaucoup trop sur ses hanches à mon goût. Mon loup grognait, n'appréciant pas qu'un autre mâle soit aussi proche de notre moitié. Cette vision me rendait fou de jalousie, et j'avais une furieuse envie d'aller lui arracher les yeux, à ce c*****d qui osait poser ses sales pattes sur ce qui m'appartenait. Voyant cette scène, je ne pouvais plus me retenir. Je quittais Yasmine pour me diriger vers eux, j'avais envie de lui mettre mon poing dans la figure, à ce c*****d. Quand Scot me voyait approcher, son sourire arrogant s'élargissait, et tout ce que j'avais envie de faire à ce moment-là, c'était de lui en foutre une. — Dereck, m'accueille-t-il en me souriant faussement. Je ne lui prêtais aucune attention, à ce c*****d, et attrapais par la même occasion la main de mon âme sœur. Je la tirais pour qu'elle me suive, cela semblait marcher, car elle me suivait en protestant, visiblement agacée par mon comportement. On arrivait ensuite dans un couloir peu éclairé, et je décidai de m'arrêter là. — Mais qu'est-ce qui te prend ? s'exclama-t-elle, le regard brûlant de colère. Avant qu'elle n'ait eu le temps de prononcer un mot de plus, elle se retrouvait plaquée contre le mur, mon corps pressé contre le sien. Je ne pouvais plus me retenir, mon loup hurlait en moi, réclamant sa compagne. — Ferme-la ! lui avais-je ordonné d'une voix grave, rauque de désir. — Pour qui tu te prends pour me parler de la sorte ? Et puis d'ailleurs, pourquoi tu m'as emmenée ici ? rétorqua-t-elle, le regard brûlant de colère. — Ferme-la, je te dis ! grondai-je, mon loup grondant en moi. — Je... Je rapprochais ensuite mes lèvres dangereusement des siennes, sa respiration devenant saccadée, elle semblait vouloir exploser sous la tension palpable qui régnait entre nous. — Bordel, tu me rends fou ! lâchai-je, la voix rauque. — T-tu me rends folle aussi ! bégaya-t-elle, le souffle court. Et puis m***e, j'avais trop envie de l'embrasser. Aux diables ces foutues règles ! Mon loup avait faim d'elle, et moi aussi, d'ailleurs. Elle avait réussi à m'allumer avec seulement sa douce voix. De quoi était capable ce petit corps ? J'avais envie de passer ma langue sur chaque partie de son corps et de la proclamer mienne, j'avais envie d'elle. — Bordel, Dereck, que m'as-tu fait ? avait-elle murmuré d'une voix rauque. — p****n, Clara, redis-le ! Redis mon nom ! la suppliai-je, la voix tremblante. — Dereck, que m'as-tu fait ? répéta-t-elle, son regard ancré au mien. — Je suis fou de toi ! Tu hantes mes pensées. — Si tu savais ce que toi, tu me fais. Nos lèvres étaient maintenant à quelques centimètres, nos respirations devenant saccadées, son souffle chaud caressant mon visage. Ma gorge devenait sèche, j'étais au plus haut niveau de mon excitation. Et m***e, elle allait finir par me faire jouir rien qu'en prononçant mon nom. — p****n, qu'est-ce que tu attends ? m'avait-elle demandé en gémissant, son regard brûlant de désir. — Je... bordel... je n'en ai pas le droit, bafouillai-je, tiraillé entre mon désir et ma raison. — Moi, j'ai le droit ! rétorqua-t-elle en écrasant ses lèvres contre les miennes, supprimant la distance qui nous séparait. Nos lèvres étaient en parfaite harmonie, nos langues se mélangeant, faisant accroître mon désir. Il n'y avait aucun bruit, à part celui de nos baisers humides qui résonnaient dans les couloirs, comme une douce mélodie. Mes yeux verts émeraude viraient maintenant au rouge, mes crocs menaçaient de se libérer. Je ne pouvais plus continuer, Aron, mon loup, en voulait plus, et moi aussi, d'ailleurs. Mais cela n'était pas bon pour nous, on allait finir par révéler notre véritable nature. On ne pouvait donc plus continuer sur ce terrain dangereux. À regret, je me détachais d'elle, mettant fin à notre b****r passionné. Je la regardais, les yeux brillants de désir, et je vis la même flamme dans son regard. Mais je savais que c'était trop risqué, que nous ne pouvions pas céder à cette tentation. Nos traditions, nos lois, tout nous interdisait d'être ensemble. Pourtant, mon cœur hurlait de douleur à cette idée. Je pris une profonde inspiration, tentant de reprendre le contrôle de mes émotions, de mon loup qui grondait en moi. Puis, sans un mot, je me détournai d'elle et m'éloignai, le cœur lourd. Chaque pas m'arrachait, mais je savais que c'était la seule chose à faire. Pour notre sécurité, pour notre avenir, je devais m'éloigner d'elle, même si cela me brisait le cœur.
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