LXV Quarante-huit heures après, nous eussions retrouvé le chirurgien anglais, sir John, au chevet du comte d’Estournelle. Le blessé avait eu, depuis deux jours, des alternatives de calme et d’agitation, des moments où le mal s’aggravait, où le délire et la fièvre semblaient faire désespérer de sa vie, et des instants de mieux qui paraissaient promettre sa guérison. Andrewitsch avait repris sa couleur cuivrée et ses cheveux noirs. Nuit et jour au chevet du comte, il remplissait à merveille les fonctions d’infirmier et de garde-malade. À l’heure où nous revoyons sir John au chevet du comte, ce dernier se trouvait mieux. Il avait recouvré toute sa présence d’esprit et écoutait le chirurgien qui lui disait : – Je commence à avoir bon espoir, monsieur. Cependant un regard rapide, adress

