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1183 Words
Les frères reprirent en chœur, moqueurs : — Ohhh Biiiwwiii ! Elle baissa les yeux en souriant, tandis que Viyansh, faussement sévère, grondait : — Vous avez un problème, vous quatre ? Virat, pour alléger l’ambiance, servit Vaidehi. — Tiens, ma puce, goûte ça. — Hé, c’est “Bhabhi maa”, pas “ma puce” ! protesta Viyansh. — Jaloux, hein ? lança Viraj en riant. — Ferme-la, répondit sèchement Viyansh. Mais Viraj continua, imperturbable. — Allez, Cupcake, mange. Viyansh leva les yeux au ciel. — Je sens que vous allez tous finir dehors, prévint-il. Virat plaisanta encore : — Oh Bhai, ce n’est pas seulement notre Bhabhi maa, c’est aussi notre petite amie ! — QUOI ?! s’écria Viyansh. Toute la pièce éclata de rire. Vaidehi, rouge comme une rose, baissa la tête en souriant. Viyansh soupira et se concentra sur son assiette, tandis que les autres continuaient à la choyer. L’atmosphère devint légère, presque familiale. Viyansh les observa, amusé malgré lui. — Bon, Bhabhi maa, que veux-tu pour le déjeuner ? demanda Viraj. — Pas la peine, intervint Viyansh en la coupant. Elle déjeunera avec moi. Le silence tomba un instant, avant que les frères ne reprennent, moqueurs : — Ohhh, déjeuner avec Biwi ! Vaidehi le regarda, surprise, et lui adressa un sourire timide. — Pourquoi tu me fixes comme ça, Biwi ? dit-il avec un sourire en coin. Tout le monde éclata de rire, l’ambiance légère emplissant la pièce. Vaidehi, les joues en feu, baissa la tête en esquissant un sourire timide. Face à elle, Viyansh, un peu gêné, préféra se taire et se concentra sur son assiette, triturant son repas sans rien dire. Autour de la table, Vikram, Vihaan, Viraj et Virat ne cessaient de la taquiner avec affection, lui tendant des bouchées, riant à chaque mot. La scène respirait la chaleur familiale. Viyansh observait tout cela sans intervenir, les yeux posés sur elle. Un mélange d’admiration et d’un certain attendrissement flottait dans son regard. Puis Viraj, avec son sourire habituel, lança d’un ton faussement innocent : — Alors, belle-sœur, tu prévois quoi pour le déjeuner ? Avant même qu’elle n’ait le temps de répondre, Viyansh releva brusquement la tête. — Pas besoin qu’elle y pense, dit-il sèchement. Elle déjeune avec moi. Le ton de sa voix laissa tout le monde bouche bée, surtout Vaidehi, qui le regarda avec des yeux ronds. Cette attention soudaine, inattendue, la déstabilisa complètement. Autour d’eux, les visages se détendirent dans un même sourire complice. — Ooooh, déjeuner avec Biwi ! chantèrent-ils tous en chœur, moqueurs et amusés. Viyansh tourna lentement la tête vers elle, un coin de sa bouche relevé. — Quoi ? Tu ne veux pas venir avec moi ? demanda-t-il d’un ton mi-sérieux, mi-taquin. Vaidehi, surprise, balbutia : — Non… — Comment ça, non ? fit-il, les sourcils levés. Elle se reprit aussitôt, nerveuse : — Enfin si… bien sûr que si, je viens. Un sourire discret apparut sur le visage de Viyansh. Le reste du repas se déroula dans une atmosphère légère, ponctuée de moqueries affectueuses et d’éclats de rire. Quand ils eurent terminé, Viyansh se redressa et se tourna vers elle. — On y va, madame ? — Maintenant ? demanda-t-elle, un peu surprise. — Oui, tout de suite, répondit-il d’un ton joueur. Par respect, Vaidehi se tourna vers Vikram avant de se lever. — Popsy, je peux y aller ? Vikram haussa les épaules, amusé : — Tu pars avec ton mari, pas besoin de me demander la permission, petite folle. Va donc. Elle lui adressa un sourire reconnaissant avant de se tourner vers les autres. — Au revoir tout le monde ! — À plus, Dahi ! lança Vihaan. — Vihaan, tu ne changeras jamais, râla-t-elle en riant. — Prends soin de toi, Cupcake ! ajouta Viraj. — À bientôt, ma belle, renchérit Virat. Viyansh leur lança un regard faussement agacé, ce qui déclencha un nouveau rire général. — Allez, on y va, dit Vaidehi, un sourire au coin des lèvres. Viyansh passa un bras autour de ses épaules en les fusillant du regard. — Ouais, ouais, Cupcake et Sweetiepie, vous ferez moins les malins la prochaine fois, bande d’idiots. Sous les rires moqueurs des garçons, ils quittèrent la maison ensemble. Et c’est ainsi qu’ils prirent la route, sans se douter que ce simple déjeuner deviendrait le premier pas d’une relation qui, doucement, commencerait à se construire. Alors qu’ils s’approchaient de la maison, Viyansh atteignit sa voiture et marqua une pause. Il se retourna pour attendre Vaidehi, qui marchait juste derrière lui, concentrée sur le pli parfait de sa dupatta. Absorbée par ce geste, elle ne vit pas qu’il s’était arrêté et vint heurter sa poitrine avec un petit gémissement. — Ouh ! lâcha-t-elle, se frottant le front, le visage légèrement crispé. Viyansh croisa les bras, amusé. — Toujours aussi maladroite, hein ? Elle leva les yeux vers lui, faussement vexée. — Ce n’est pas parce que je t’ai bousculé une fois que je suis maladroite. — Une fois ? Tu veux qu’on compte ensemble ? Elle fit mine de réfléchir, les lèvres étirées d’un sourire malicieux. — Bon, d’accord, deux ou trois fois, peut-être. Il éclata de rire. — Biwi, tu oublies que le premier jour de notre mariage, tu m’as déjà foncé dedans. Et depuis, tu n’as pas changé : tu trébuches, tu te cognes, tu t’écorches… C’est une habitude chez toi. Elle fit la moue, attendrissante. — Tu es trop dur avec moi. Tout en parlant, elle massa son front endolori. Viyansh, inquiet, fronça les sourcils. — Que veux-tu dire ? Elle répondit, toujours en se frottant la tête : — Que ta poitrine est dure comme du béton. J’ai mal à la tête maintenant. Il la regarda, bouche entrouverte, puis soupira en silence : Mon Dieu, quelle naïveté… Tu parles avant même de réfléchir, Biwi. Un appel retentit sur le téléphone de Vaidehi. Viyansh lui ouvrit la portière, et elle prit place sur le siège. Il s’installa au volant. — Salut, Dadu, lança-t-elle avec un sourire. — Bonjour, ma petite, répondit Harshvardhan. Comment vas-tu ? Alors que Viyansh se penchait vers elle pour attraper la ceinture de sécurité, leurs visages se retrouvèrent à quelques centimètres l’un de l’autre. Vaidehi se figea, troublée. Il attrapa la ceinture lentement, ses doigts frôlant les siens, puis boucla le mécanisme avant de se reculer, un sourire narquois au coin des lèvres. — Vaidehi, tu m’entends toujours ? demanda la voix de son grand-père dans le téléphone. Elle sursauta. — Oui, oui, Dadu ! Je vais bien. Et toi ? Tu as pris ton petit-déjeuner ? Tu n’as pas oublié ton rendez-vous médical de demain ? Tu veux que je vienne avec toi ? — Respire, Biwi, murmura Viyansh en riant. Laisse-le répondre. — Viyansh est avec toi ? demanda Harshvardhan. — Oui, répondit-elle. — Vous allez quelque part ? — On sort déjeuner. Mais tu n’as pas répondu à ma question. — J’ai mangé, je me souviens du rendez-vous, et je n’irai pas seul. Mets-moi sur haut-parleur, maintenant. — Pourquoi ? — Fais-le, bachche.
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