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1157 Words
Rougissante, Vaidehi tourna les talons et fila vers sa chambre, indignée. Pendant ce temps, Viyansh s’élança derrière ses deux frères pour leur faire regretter leur audace. Dans le salon, Vikram et Vihaan échangèrent un sourire complice, amusés par cette scène pleine de tendresse et de rires. L’atmosphère vibrait d’une chaleur familiale tranquille. Leur lien, à tous, ne cessait de se renforcer, doucement mais sûrement, comme une promesse qui prenait racine. Le visage rayonnant, Vaidehi entra dans la pièce, les joues encore colorées par les plaisanteries de son beau-frère. Elle alla directement vers le placard, fouilla quelques instants, puis choisit une autre tenue. Après s’être changée dans la salle de bain, elle ressortit, ajustant sa tenue, prête à partir. Au même instant, Viyansh entra dans la pièce. Ils faillirent se heurter. Vaidehi s’arrêta juste à temps. — Encore toi, Biwi ? lança-t-il avec un sourire moqueur. — Quoi ? Je ne t’ai même pas touché cette fois ! répliqua-t-elle, un peu agacée. — Peut-être pas, mais tu étais bien partie pour le faire. — Tu cherches juste des excuses pour me gronder, hein ? — Et toi, des excuses pour te coller à moi, répondit-il sans détour. Vaidehi écarquilla les yeux, choquée. Elle porta la main à sa bouche. — Mais enfin ! s’exclama-t-elle. — Pourquoi tu me regardes comme ça ? Tu veux que je te serre dans mes bras ? continua-t-il, taquin. — Berk, qu’est-ce que tu racontes ? Laisse-moi passer, dit-elle en le repoussant doucement avant de filer vers les escaliers. La soirée chez les Singhania se déroula dans une ambiance animée : rires, discussions, taquineries… Le dîner, préparé par Vaidehi avec l’aide des hommes de la maison, fut copieux. Une fois la vaisselle rangée et la maison redevenue calme, chacun regagna sa chambre. Dès que Vaidehi ferma la porte derrière elle, des bras l’enlacèrent. Elle sursauta, mais reconnut aussitôt Viyansh. — Qu’est-ce qu’il t’arrive ? demanda-t-elle en se détachant légèrement. — Rien, répondit-il simplement. — Alors pourquoi ça ? — J’ai besoin d’une raison pour serrer ma femme ? Elle rit doucement. — Non, pas vraiment. Ils restèrent ainsi un moment, silencieux, simplement blottis l’un contre l’autre. Puis Vaidehi rompit l’étreinte. — Je peux me changer ? Il hocha la tête, et elle enfila sa chemise de nuit. Quand elle revint, il était allongé sur le lit, le téléphone à la main. — Il se fait tard, dit-elle. Dormons. — Oui, bonne nuit. — Bonne nuit. Il ferma les yeux, mais resta éveillé, l’observant discrètement. Elle finit par s’endormir, paisible. Un sourire se dessina sur son visage. Beaucoup de choses ont changé aujourd’hui, pensa-t-il. Je me rends compte de mes erreurs. J’ai passé la journée à ses côtés, et j’ai enfin vu qui elle est vraiment. Elle pense à tout le monde avant elle-même. Elle a même appelé la maison plusieurs fois pour s’assurer que tout allait bien. C’est incroyable. Je veux qu’elle sache qu’elle peut compter sur moi, que je serai là, quoi qu’il arrive. Son regard s’attarda sur son visage endormi. Elle est parfaite… sauf peut-être cette manie de se lécher les lèvres dans son sommeil. Il sourit. Cette fille va me rendre fou. Si je ne fais pas attention, je vais finir amoureux d’elle… Quelques instants plus tard, Vaidehi bougea dans son sommeil et se tourna vers lui. Sans s’en rendre compte, elle l’enlaça. — Ah, enfin, murmura-t-il. Je peux dormir, maintenant. Il passa un bras autour d’elle et s’endormit à son tour. Au petit matin, Viyansh ouvrit les yeux avant elle. Il regarda l’heure : six heures. Elle dormait toujours, lovée contre lui, ses traits détendus. Il la couvrit délicatement avant de se lever pour sa routine. Après sa séance de sport, il revint dans la chambre : Vaidehi était déjà prête, vêtue d’une tenue traditionnelle blanc cassé. Assise sur le lit, elle était plongée dans son téléphone. — Bonjour, Biwi, lança-t-il. Elle releva la tête, souriante. — Bonjour. Je t’attendais. — Moi ? Pourquoi ? — J’étais sûre que tu oublierais. Elle s’approcha, une petite boîte de vermillon à la main. Il la regarda, intrigué, puis comprit. Sans attendre, il prit un peu de poudre et la déposa doucement à la racine de ses cheveux avant de lui embrasser le front. Surprise, elle le fixa, les yeux ronds. — Quoi ? J’ai pas le droit ? dit-il en riant. Elle baissa la tête, rougissante, hochant timidement. — Mon Dieu, que tu es adorable, viens là, dit-il en ouvrant les bras. Elle recula aussitôt. — Non ! — Pourquoi ? — Tu viens de la salle de sport ! Et moi je sors du bain, protesta-t-elle. — Alors, on peut se laver ensemble, non ? répondit-il en avançant vers elle. Elle s’enfuit sur le lit, riant nerveusement. — Non, non, non ! Va te laver tout seul ! — Ah bon ? Donc si tu aimais te baigner, tu serais venue avec moi ? lança-t-il, moqueur. — Arrête de m’embêter ! s’exclama-t-elle. — Trop tard, je compte bien t’attraper ! Il se mit à courir derrière elle dans la chambre. Elle s’échappa de justesse, sortit précipitamment, et lui tira la langue avant de disparaître. Viyansh éclata de rire. Après sa douche, il descendit. Vaidehi, déjà dans la cuisine, préparait le petit-déjeuner. Toute la famille se retrouva à table, riant et bavardant joyeusement. Puis les hommes partirent au travail. À midi, Viyansh appela Vaidehi. Habituellement, elle lui faisait livrer son repas, mais cette fois, leur échange prit une tournure différente. Il la taquina, elle rougit, riait, répliquait — une complicité douce s’installait. Les semaines passèrent, et leur relation changea sans qu’ils s’en rendent compte. Ils devinrent proches, naturels ensemble. Vaidehi aimait son humour, sa tendresse, la façon dont il la regardait. Lui, il se découvrait attaché à ses gestes, à sa voix, à la délicatesse avec laquelle elle prenait soin de chacun. Un soir, la famille dîna comme d’habitude dans la bonne humeur. Puis vint le moment que Viyansh attendait. Lorsque Vaidehi entra dans leur chambre, il l’attira aussitôt contre lui. Ses bras l’enlacèrent fermement par la taille. D’un coup de jambe, il referma la porte derrière elle et la verrouilla. — Viyansh ! Qu’est-ce que… qu’est-ce que tu fais ? s’écria-t-elle, surprise. Viyansh la regarda avec un éclat malicieux dans les yeux. — Que fais-tu ? demanda-t-il d’une voix espiègle, avant de répondre lui-même, un sourire au coin des lèvres : — Je suis en train d’être romantique avec ma femme. Sans attendre de réaction, il enfouit son visage dans le creux de son cou. Vaidehi se raidit aussitôt, traversée par un frisson qui fit battre son cœur plus vite. Une chaleur étrange monta de son ventre jusqu’à sa poitrine, mêlée à une nervosité qu’elle ne parvenait pas à nommer. C’était la première fois qu’il se montrait aussi proche. Certes, ils s’étaient souvent pris dans les bras, mais jamais comme ça — jamais avec cette proximité troublante, cette tendresse audacieuse.
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