CHAPITRE DOUZIÈME

1996 Words
12 septembre 2022 Terterboro Airport NJ 09 h 38 Hailey Je marche avec assurance à travers l’entrée du luxueux Jet Set, les yeux grands ouverts d’émerveillement tout en retirant les lunettes de soleil. L’intérieur était d’un blanc éclatant, donnant une impression de propreté et de sophistication. Les sièges en cuir marron complétaient parfaitement le décor minimaliste et je ne pouvais pas m’empêcher de me sentir comme une enfant dans un monde magique. Alors que j’avançais prudemment, mes yeux se posèrent sur l’un des sièges. J’étais tellement fascinée par cette beauté immaculée que j’ai failli trébucher maladroitement. Mais avant même que je puisse toucher le sol, Noah apparut de nulle part et me rattrapa juste à temps. Son regard bienveillant me fit sourire de soulagement. — Oh mon Dieu, merci Monsieur Barrington ! Rougissant légèrement, j’ai failli faire une entrée fracassante dans ce magnifique avion. Je suppose que ma maladresse prend le dessus, même dans des endroits aussi somptueux. — Ne vous en faites pas, Hailey, me dit-il en riant doucement, les premières fois dans des environnements aussi élégants peuvent être intimidantes pour tout le monde. Mais il vaut mieux prévenir que guérir, non ? Je hocha la tête, encore légèrement embarrassée par mon faux pas. — C’est incroyable à quel point cet endroit est beau. Tout est si parfaitement ordonné, d’une manière qui me dépasse complètement. Je me sens presque comme si j’étais dans un film ! — Effectivement, cet intérieur est à couper le souffle, me répond-il en souriant. Un sentiment de bonheur m’envahit alors que je me dirige vers l’un des sièges en cuir marron, suivie de près par Noah. Qu’il s’agisse d’une scène parfaite ou d’un moment chaotique, je suis reconnaissante de découvrir un avion comme celui-ci. Je me dirige d’un pas léger vers l’un des siège dans l’avion, lunette de soleil en main. J’observe avec satisfaction les espaces confortables et les petites attentions apportées par la compagnie aérienne. Alors que je m’apprête à m’asseoir, un homme habillé d’un costume blanc et d’une casquette professionnel s’approche de Noah. Cet homme adresse un sourire chaleureux et salut Noah. Celui-ci lui répond poliment en inclinant légèrement la tête. C’est évident que ces deux hommes semblent déjà se connaître. Noah prend alors l’initiative de me présenter à cet homme. — Capitaine Arnold, je vous présente Mademoiselle Williams. Elle m’accompagne en tant qu’assistante pour ce voyage d’affaires. J’acquis d’un sourire léger et m’avance devant lui. Le capitaine Arnold me regarde avec bienveillance et me tend la main pour me saluer. — Enchanté de vous rencontrer, Mademoiselle Williams. Nous ferons de notre mieux pour rendre votre voyage agréable, déclara-t-il dans un ton rassurant. Je ressens immédiatement une vague de soulagement en voyant la gentillesse du capitaine Arnold. J'accepte sa poignée de main. — Merci beaucoup, Capitaine Arnold. Je suis ravie de faire partie de ce voyage, répondis-je avec enthousiasme. Le Capitaine hoche la tête d’un air approbateur avant de tourner son attention vers Noah pour discuter des détails du vol. Quant à moi, je m’assois finalement sur le confortable siège de l’avion, avec une petite étincelle d’excitation dans les yeux. Je suis prête à embarquer dans cette aventure professionnelle en compagnie de Noah et du charmant Capitaine Arnold. Je m’assieds confortablement sur mon siège, observant discrètement la conversation entre Noah et une hôtesse de l’air. La lumière tamisée de la cabine d’avion met en valeur les traits délicats de l’hôtesse de l’air qui se tient devant eux. Vêtue de sa tenue professionnelle, ses cheveux bruns sont soigneusement attachés dans un chignon élégant. Ses yeux pétillent d’énergie alors qu’elle parle avec une voix douce. Noah, de son côté, semble être charmé par cette beauté aérienne. Il lui offre un sourire charmeur, et je ne peux pas m’empêcher de remarquer la légère rougeur qui monte à mes joues. Ma jalousie est évidente, bien que je tente de la dissimuler en fixant intensément le magazine que je tiens entre mes mains. Je me demande ce qui a pu causer cette réaction en moi. Est-ce simplement la beauté naturelle de l’hôtesse de l’air qui me rend aussi jalouse ? Ou est-ce parce que je pense que Noah pourrait être attiré par cette femme ? Je ne suis pas totalement sûre, mais j’ai l’impression qu’il y a plus derrière cette jalousie. J’essaie de contrôler mes émotions, gardant un visage impassible, mais je ressens une vague de tristesse dans mes yeux. Je tripote nerveusement les pages de son magazine, tentant peut-être de me distraire de la situation qui se déroule devant moi. Mon regard se pose brièvement sur le magazine, puis revient rapidement sur l’échange entre Noah et l’hôtesse de l’air. Noah m’adresse un sourire chaleureux, essayant de me montrer qu’il est là pour moi. Je lui souris en retour, cependant il est évident que je ne peux pas totalement échapper à cette jalousie qui me consume. La conversation entre Noah et l’hôtesse de l’air s’achève finalement lorsque le commandant de bord fait une annonce au micro. Les deux échangent quelques paroles polies, puis l’hôtesse de l’air s’éloigne pour continuer son service. Je soupire discrètement, relâchant enfin la tension qui me tenait captive. Noah vient vers moi et me demande doucement si tout va bien, espérant ouvrir une porte pour que je puisse exprimer ce que je ressens. Il s’assoit tranquillement à côté de mon siège, essayant de paraître le plus neutre possible. Je regarde droit devant moi, mes mains qui tremblent légèrement sur mes genoux. J’ai une énorme boule d’anxiété dans la gorge, mais je me force à rester calme. — Hailey, dit-il doucement pour que personne ne nous entende, tout en tentant d’attirer mon attention sans me brusquer. Il y a une suite au fond de l’avion, avec un grand lit confortable. Si tu veux, tu pourras aller te reposer pendant le voyage. Je tourne la tête vers lui, mes yeux fatigués cherchant des réponses. — Vraiment ?, murmuré-je, la voix légèrement enrouée. — Oui, absolument, répond-il, gardant toujours sa voix calme et posée. Il y a aussi une salle de bain et des toilettes. Tu pourras te rafraîchir un peu avant de te reposer. Je hoche lentement la tête, un soupçon de gratitude apparaissant dans mes yeux. — Combien d’heures de vol avons-nous précisément ?, demandé-je à Noah. — Exactement treize heures et quarante-cinq minutes, cet avion m’appartient. Il a été conçu par le groupe Sheffield, en l’occurrence, le groupe de ma femme. Mais, j’ai dessiné l’intérieur à mon image. J’ai voulu une suite privée pour les longs voyages, comme celui-ci. Je ne réponds rien à cette annonce et tourne la tête en direction du hublot. Nous sommes invités à attacher nos ceintures. Le commandant de bord annonce les directives pendant le voyage et l’hôtesse de l’air fait son show. Quand ce grand discours est enfin terminé, l’avion commence son décollage. Serrant mes deux mains sur chaque accoudoir, j’appréhende ce lancement. Quand tout est fini, que nous sommes bien dans les airs, en sécurité, nous sommes invités à nous détacher. Noah 12 h 04 Deux heures après notre décollage, Jeanne l’hôtesse de l’air s’approcha de nous, un plateau à la main, son sourire radieux illuminant tout l’avion. Elle est aimable et chaleureuse que je ne peux m’empêcher de sourire en retour. Elle pose son regard sur moi et me demande avec gentillesse — Puis-je vous proposer un verre de champagne ? Ceci est le meilleur moment pour moi pendant un voyage d’affaires je tourne la tête vers Hailey, cherchant sa réponse du regard. Ses yeux pétillèrent encore davantage et elle acquiesça avec enthousiasme, répondant : — Oh oui, merci ! Jeanne se pencha vers nous, déposant deux verres de champagne sur notre table. — Merci beaucoup, dis-je, ma voix empreinte de gratitude. Elle inclina légèrement la tête et répondit : — C’est un plaisir de contribuer à rendre votre voyage encore plus spécial. Profitez de votre champagne, je reviens à vous dans quelques minutes avec vos repas. Je hochai la tête, reconnaissant, et elle s’éloigna avec grâce. Hailey et moi trinquâmes avec nos verres, le doux tintement du champagne remplissant l’air. — À nous !, m’exclamai-je, levant mon verre vers Hailey. Elle sourit. Nous trinquâmes nos regards se croisant dans une étreinte silencieuse avant de porter nos verres à nos lèvres. Le champagne pétillait contre ma langue, ajoutant une touche de luxure à cet instant magique. Alors que je regardais Hailey, je sentais une vague de bonheur m’envahir. Ce voyage était le début d’une nouvelle étape dans ma vie, et je savais que chaque moment serait gravé dans ma mémoire à jamais. Après notre repas, Hailey s’est éclipsée dans la suite afin de se reposer. J’étais bien tenté à la rejoindre, mais je me suis contenu. Pendant deux heures, j’ai feuilleté les maquettes du building que je proposerai aux investisseurs. C’est un projet que je travaille depuis plus de trois ans. Mes collaborateurs n’ont aucune confiance et pourtant je n’ai jamais eu autant d’assurance. Si j’ai choisi Hailey comme assistante, ce n’est pas que pour le fait que je la désire auprès de moi pendant deux semaines, c’est également un moyen de lui faire prendre goût du monde des affaires. Je souhaite définitivement l’embaucher dans mon entreprise pour la sortir des griffes de Victor et de sa vie misérable. Je commence à sentir une profonde fatigue. M’étirant sur mon siège tout frottant ma nuque à l’aide de ma main droite, je prends une profonde aspiration. Puis, je me décide de rejoindre Hailey dans la suite. J’ouvre délicatement la porte sans faire de bruit. La pièce est plongée dans la pénombre. J’aperçois cette jeune femme dormir paisiblement. Je m’approche devant le lit habillé de drap en soie de couleur crème. Celui-ci a légèrement glissé et laisse entrevoir la moitié des fesses parées d’un tanga en dentelle noir. Je me déshabille en gardant seulement mon boxer et me glisse dans les draps soyeux sans faire de bruit. Pour garder une distance respectable, je me mets de dos au rebord du lit. Je m’éveille brusquement mes paupières se relevant lentement pour révéler la confusion dans mes yeux encore endormis. La lueur de la lumière filtrant à travers la porte laisse entrevoir une silhouette familière se tenant au bord du lit. Hailey. Son regard brûlant de surprise et de choc me transperça alors qu’elle réalisait que j’étais allongé à côté d’elle. — Noah ?, balbutia-t-elle, sa voix étouffée par l’étonnement. Que fais-tu ici ? Pris de court, je passe ma main dans mes cheveux en essayant de trouver les mots justes pour expliquer ma présence. — Hailey, je... je suis désolé, je ne voulais pas te réveiller. J’étais vraiment fatigué. Elle secoua la tête, ses yeux toujours fixés sur moi avec intensité. — Non, Noah, tu ne comprends pas. Je veux dire... pourquoi es-tu ici, dans le lit ? Tu cherches quoi au juste à faire cela ? — Hailey, c’est un malentendu, je… voulais être en forme pour notre arrivée. Je suis tellement désolé. Son expression se transforma progressivement, passant de la surprise à la compréhension. Ses traits s’adoucirent alors qu’elle réalisait que je ne suis là que pour me reposer en retour. — Oh Noah, dit-elle finalement, sa voix empreinte de compassion, tu aurais dû me réveiller, nous aurions échangé et ainsi éviter ce moment gênant. Elle pousse ses cheveux derrière ses oreilles. Je me relève doucement afin de me caler sur l’oreiller. Je prends la décision de me lever et me rhabiller. Pendant cet acte, elle tourne la tête dans le but d’éviter de me regarder. Je me dirige vers la porte et me saisis du poignet. Avant de l’ouvrir, je pouffe un rire. Ensuite, me tourne vers elle. — En tout cas, j’ai eu une belle vision en rentrant dans la chambre. Une vision de splendides fesses bombées cachées à moitié par un tanga en dentelle. J’ouvre précipitamment la porte et sors à tout enjamber. Hailey pousse un juron et balance l’oreiller, cependant je suis malin et lui claque la porte. 
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