30 août 2022
Manhattan NY — Upper West Side
Villa Barrington
23 h 06
Noah
La chambre est plongée dans la pénombre avec une lumière d’ambiance romantique faite à partir de LED. Deux verres de vin sont placés sur le bureau blanc. Je suis allongé sur le grand lit king size, composé de drap en soie de couleur crème. Ma femme me chevauchant de manière sensuelle. J’utilise ma main droite pour aider à faire les mouvements. L’autre main est placée entre sa poitrine pour la caresser délicatement. Avant de passer à cette étape de notre soirée, nous avons passé un moment délicieux. Cela faisait longtemps et je l’ai trouvé radieuse. Nous avons fini par monter dans notre chambre pour répondre à nos attentes. Samantha est mon épouse. Je ne pourrai pas refuser de partager un moment comme celui-ci avec elle, car elle risquerait de se poser des questions et je préfère qu’elle connaisse pas l’existence d’Hailey. Et c’est une femme qui fait l’amour de manière parfaite. J’ai pourtant toujours les idées ailleurs et cela est plus fréquent quand je saisis les fesses de Samantha. Elles sont très fermes et petites. Son ventre est plat, impossible d’agripper sa chair, c’est ferme mais la sensation parait sèche. Le mot est là, il manque de prise. Je ferme les yeux et profite d’écouter ses couinements de plaisirs tout en caressant plus fortement sa poitrine refaite.
— Vas-y Noah encore plus vite ! , me dit-elle en haletant.
Je m’entrave davantage dans mon mouvement de bassin en exécutant ses ordres. Elle se délecte d’un spasme de vénerie. Je suis proche de mon o*****e, il me suffit de trois grands mouvements intenses pour me déverser en elle.
Nous sommes essoufflés et remplis de sueurs. Samantha s’éloigne du lit et se dirige vers la salle de bain.
Je regarde le plafond en positionnement ma main gauche sur mon front. Mes pensées divaguent sans cesse, je viens de faire l’amour à ma femme et c’est encore avec ce petit bout de femme que je pense. Demain, j’irai la voir à son domicile, j’espère qu’elle n’a rien de grave à sa cheville.
Samantha me sort de ces pensées.
— De quoi penses-tu ? Je te trouve très souvent dans la lune ces derniers temps, que se passe-t-il ? me demande telle positionnée nue devant l’encadrement de la salle de bain.
— J’ai besoin de vacances Sam. Je suis pris entre le voyage d’affaires, les élections et la cérémonie du onze septembre prochain, lui répondis-je lasse.
Rien ne sort de sa bouche, elle mise tellement de choses sur moi qu’elle oublie parfois que je suis un être humain. Au lieu de me réconforter, elle me propose de prendre une douche. Je lui assure que je prendrai la mienne dès qu’elle aura fini.
Le lendemain, je n’ai pas perdu de temps devant mon petit déjeuner. J’ai envoyé un message à Thomas pour nous retrouver à huit heures du matin afin de finaliser le voyage au Japon. Bien évidemment, cette crapule m’a posé des questions concernant Madame Williams. Je l’ai assuré que les choses allées bien s’effectuaient et qu’elle serait un parfait élément sans rentrer dans les détails.
À l’heure du déjeuner, j’ai demandé à Hector d’acheter à emporter de la cuisine mexicaine. J’ignore si Hailey apprécie cette cuisine, je vais le découvrir à ce moment-là. J’ai également appelé un médecin pour qu’il me retrouve devant le domicile de la jeune femme. Son état m’a fait penser qu’elle avait besoin d’être soignée.
Hector me dépose devant le bâtiment situé Baker AVE. J’aperçois le docteur Johnson qui me fait signe. Je m’approche de lui et le salut en le remerciant de s’être déplacé.
— Bonjour Monsieur Barrington, je vous accorde que je ne me déplace jamais dans ce genre d’endroit, me fit-il remarquer.
— Je comprends tout à fait docteur Johnson et je vous remercie pour cette abstraction. Madame Williams s’est tordue la cheville par ma faute et c’est prévu qu’elle soit mon assistante pendant le voyage au Japon.
— Je ferais de mon mieux pour donner le meilleur diagnostique mais il risque tout de même qu’elle soit contrainte à se déplacer à l’hôpital, m’assure-t-il.
— Je me chargerai des frais que qu’engendrent les soins.
— Vous devez apprécier cette personne pour vous engager de la sorte, me fit-il remarquer en me regardant dans les yeux, ses lunettes baissées au bout de son gros nez.
Le docteur Johnson est un grand homme de corpulence fine. Son crâne dégarni fait entrevoir les derniers cheveux blancs que celui-ci détient.
— Elle est un excellent élément et c’est la seule à pouvoir être à la hauteur pour ce voyage, lui répondis-je de façon neutre.
« De quoi je me mêle »
Le sac de nourriture en main je propose au docteur Johnson de me suivre. Alors que nous nous apprêtons à rentrer dans ce bâtiment insalubre, jongler de sacs-poubelles autour et des rats se baladant, une jeune femme en sort.
Celle-ci, étonnée de nous voir, émit un petit cri de surprise.
— Monsieur Barrington ? me demande-t-elle, la tête penchée complétée d’un sourire radieux.
Je me suis doutée qu’une personne aller me reconnaître et j’aurai préféré le contraire. Mais comme elle fait partie des électeurs je dois me tenir en exemple.
— Bonjour Mademoiselle, effectivement, je suis Noah Barrignton, lui répondis-je d’une voix grave et professionnelle.
— Je me présente, je suis Sarah, la meilleure amie d’Hailey, me fit-elle en me tendant sa petite main dorée par le soleil et certainement ses origines.
Soulagée de rencontrer la meilleure amie de la femme qui hante mes jours et mes nuits, je me saisis de sa main pour la saluer en retour.
— Vous venez voir Hailey je suppose ? Elle est bien à notre domicile. Heureusement que c’est son jour de repos, il était impossible pour elle de poser un pied au sol.
Je sais qu’elle est chez elle je me suis renseignée au préalable si c’était son jour de repos. Ce qui me chagrine, c'est plutôt son état. J’ai bien fait d’avoir appelé le docteur Johnson.
— Ceci est ma faute si elle est dans cet état, j’ai alors fait appel au docteur Johnson que vous voyez à ma gauche.
— C’est très aimable de votre part. Excusez-moi d’être impolie mais je dois partir. Mon employeur m’attend. Nous habitons au deuxième étage.
« Je sais, me dis-je dans ma tête »
— Je vous remercie Sarah, passez une très belle journée.
Elle me salue en souriant de toutes ses dents et s’en va au courant. Je l’ai certainement mise en retard.
Avec le docteur Johnson, nous préférons prendre les escaliers. Leur porte est située B45 et c’est plus ou moins facile puisqu’il n’y a que trois logements à cet étage.
Avec Johnson, nous nous retrouvons devant une porte dans un état douteux. La peinture est écaillée et sale. Le contour est abimé. Une vieille moquette non entretenue longe le couloir de l’étage. Une odeur de moisissure plane dans l’atmosphère oppressante qu’elle dégage. Mais il n’y a pas que cette odeur insupportable, celle des poubelles du voisin s’invite également.
Je prends une grande inspiration et frappe légèrement à la porte. Dans un premier temps aucun son de voix ne se fait entendre, j’insiste une seconde fois mais plus soutenu. Un petit bruit est discerné et l’écho d’une belle voix me parvient à l’oreille. Je me surprends à sourire.
Un frottement suspect arrive sur la porte et mademoiselle se met à râler. Le judas m’a trahi et j’espère au plus profond de moi qu’elle va ouvrir. Le bruit du cliquetis fini par annoncer qu’elle a décidé de me donner une chance.
Elle laisse la porte légèrement entrouverte, attachée par un embraîlleur. Elle est prudente et c’est tout en son honneur.
Son visage est rouge et ses cheveux ne sont pas attachés. Elle porte un joli petit peignoir en satin de couleur rouge. Bien qu’elle soit sans maquillage je la trouve magnifique. La voir dans son état naturel me réchauffe le cœur. J’ai d’ailleurs mon celui-ci qui bat la chamade. Cependant, je n’oublie pas, elle est très en colère de me voir.
— Que fais-tu ici Noah ? me lance-t-elle.
J’ai un léger mouvement de recul et propose à Johnson d’avancer.
Celui-ci me regarde de travers et je sais qu’il se pose des questions par la situation. Je me ressaisis. Tout en raclant la gorge.
— Bonjour Madame Williams, je tenais à m’excuser pour cet accident que je vous ai causé hier en fin d’après-midi. Pour me faire pardonner, j’ai appelé mon médecin personnel. Je vous présente le docteur Johnson.
Hailey est vraiment surprise et tente de remettre de l’ordre dans ses cheveux. Elle referme la porte.
« Et mince, elle me rejette devant une personne »
La porte rouvre devant une Hailey moins rouge au visage mais avec cet air toujours mauvais.
— Bonjour docteur Johnson, Monsieur Barrington se permet de vous importuner alors que je n’ai absolument besoin d’aucun médecin. Il vous a fait perdre votre temps je suis confuse pour vous.
Le très cher Johnson ne comprend rien à la situation et valse du regard entre elle et moi. Mais il se ressaisit et entreprend un dialogue.
— Bonjour Mademoiselle. Permettez-moi de vous dire le contraire que j’observe d’un œil aiguisé que votre cheville droite est légèrement plus gonflée que l’autre. Une entorse non soignée peut-être très contraignant pour l’avenir. Laissez-moi observer de plus près. Si vous avez raison, je vous donnerai une crème anti-inflammatoire à appliquer pendant quelques jours.
Hailey se met à souffler légèrement et nous invite à rentrer.
Elle s’avance difficilement vers la cuisine.
J’en profite pour découvrir son intérieur. Quelques vêtements s’entrevoir à certains coins. Des restes de repas d’hier soir longent la petite table en bois. Un vieux téléviseur est posé sur une commode en bois vieilli. Un vieux canapé marron termine ce salon dépourvu de charme. La cuisine est ouverte à celui-ci, s’il faut parler de cela d’une cuisine. Je dirais plutôt un coin pour préparer un dîner rapide. Rien n’est équipé, il y a un vieux réchaud, un petit réfrigérateur et une table qui peut seulement accueil quatre personnes. Je ne parle pas dès mur dépourvu à certains endroits de papier peint. La couleur est même étrange, le propriétaire n’a jamais entrepris de travaux. Je repère Dans un certain renfoncement de la moisissure apparente. C’est une honte de louer un appartement dans cet état.
— Veuillez m’excuser, je ne m’attendais pas à de la visite. Je n’ai rien rangé depuis ce matin et Sarah devait partir au travail.
— Ne vous en faites pas mademoiselle, je ne suis pas ici pour l’état de votre appartement mais de votre cheville. Asseyez-vous, je dois vérifier si votre état est grave ou s’il est nécessaire que vous veniez à l’hôpital. J’ai un rendez-vous juste après.
Hailey s’assoit sur une chaise de cuisine et tend le pied.
Après quinze minutes d’auscultation, Johnson se relève et tourne la tête en ma direction.
— Il ne s’agit que d’une simple foulure. Mais la cheville doit être maintenue avec le bandage que je viens de lui faire. Une pommade est seulement nécessaire ainsi que des comprimés antidouleur si nécessaire. Sa cheville devrait être rétablie dans une semaine. Mademoiselle Williams sera donc opérationnelle pour le Japon.
Un hoquet de surprise sort de la gorge d’Hailey.
— Je vous remercie docteur, lui dis-je.
— Je vais devoir partir. Passez une agréable journée Mademoiselle et faite attention à vous. Soignez votre cheville avec ce que je viens de vous donner. Au revoir.
Hailey reconduit Johnson devant la porte d’entrée. Sa démarche est plutôt amusante. Elle ressemble à un petit canard perdu.
La porte fermée, elle se retourne, les yeux noirs de colère.
Sans rien faire remarquer, je pose le sac de nourriture sur la table de cuisine tout en sifflant.
— Tu m’expliques Noah ? C’est quoi ce cirque ? Comment te permets-tu de venir avec ton médecin dans mon propre domicile ? Et j’étais très clair sur le sujet, je ne t’ai jamais donné ma réponse pour le Japon, me hurle-t-elle au visage.
J’aime les femmes avec un grand caractère et celle-ci n’est vraiment pas commode.
Je ne lui réponds pas dans l’immédiat. Je sors tranquillement les barquettes et lui met devant son nez.
— Qu’est-ce que c’est ça ? me demande-t-elle en me montrant avec son menton les barquettes.
— De la cuisine mexicaine. Assis toi et mange, lui répondis-je en me saisissant d’un burrito et poussant sa part en sa direction.
— Je n’ai pas faim, me fait-elle remarquer en croisant les bras en dessous de sa poitrine les faisant remonter pour me donner une vue agréable à regarder.
Je détourne le regard afin d’éviter de faire quelque chose qu’il ne faut pas. J’ai envie de l’embrasser et ce n’est pas le moment.
J’avance vers elle avec mon burrito à la main et lui touche son bout du nez avec mon index.
— Assis toi et mange —je regarde l’heure sur ma montre. — Je dois retourner à mon travail. Je te souhaite bon appétit et repose-toi. Ta cheville en a besoin.
J’attrape l’arrière de sa tête et l’embrasse sur le front.
Je tourne les talons en direction de la porte.
— Je n’ai jamais dit que j’allais venir au Japon avec toi, me fait-elle remarqué.
— Nous en reparlerons demain.
J’ouvre la porte et sors de l’appartement. Elle vient me rejoindre.
— Merci Noah, rajoute-t-elle avec un sourire.
En guise de réponse, je lui fais un clin d'œil et prends la cage d’escalier.
Je sais qu’elle se pose une multitude de questions me concernant et pourquoi je me bats ainsi pour qu’elle accepte ma proposition. Je n’ai non plus les véritables réponses. Une chose est certaine, j’ai envie de l’avoir auprès de moi pendant ces deux semaines. Je souhaite qu’elle sorte de ce quotidien et qu’elle comprenne que c’est une jeune femme remarquable.
Je monte dans la limousine et demande à Hector de me ramener à mon bureau. Demain, j'irai de nouveau la voir et je sais que je la retrouverai à son travail et j’insisterai de nouveau pour qu’elle accepte.