Morgue ou une ville ?

1399 Words
Les autres filles cessent de parler et commencent par crier son nom. C'est comme s'il n'entendait rien. Voyant que rien ne change, Bella lui donne un coup terrible sur la tête ce qui le ramène dans la réalité, il commence à faire des zigzag sur la voie, il restait peu de camion allait nous renverser. Je ferme directement mes yeux, jusqu'à ce que j'ai senti la voiture se stabiliser, j'ouvre les yeux pour voir si j'étais morte, mais non nous étions devant l'aéroport. Ma tête ne faisait que tourner et Maria ne faisait que vomir, les autres étaient restés traumatisés. Notre voyage commence déjà très bien si avant même de prendre l'avion, nous avons failli perdre la vie. - Markus comme tu peux être idiot réellement, crie Bella - C'est pour ça que tu as failli enlever la tête - Si j'étais à sa place, j'aurais fait pareille, tu as mis nos vies en danger, je dois l'admettre, tu as pourtant ton permis. Si Iriza n'avait pas remarqué le problème, ça ne serait plus ce que nous sommes en train de dire ici. Moi j'aime la vie, ne joue plus jamais à ça - Arrêtez de vous plaindre de tout, je ne sais pas ce qui s'était passé, mais au moins ça a diminué la tension entre vous. Pendant qu'ils se chamaillent, moi ce n'était pas mon problème, je regarde aux alentours pour ne pas avoir à revoir la dame de ce matin, mais rien, je me sentais soulagée, un point de moins. Je regarde les familles qui se souhaitent un adieu et je me disais que je n'aurais jamais dû brûler la lettre de mon père, mais il m'avait appris à être solitaire, j'avais agi dignement comme sa fille. Je vois certains avions dans le ciel et je me demande si le nôtre pourra durer autant en haut. Je ne sais pas pourquoi, mais cœur bat à chaque bruit que j'entend. J'ai peur de tout. Même le bruit des voitures qui passait me mettait hors de moi. Je ne me sens pas bien. Finalement, ils décident d'arrêter de se disputer et de se focaliser sur ce qui les a amené à l' aéroport. L'intérieur était vaste, il y avait beaucoup de voyageurs autour et la police était présente avec même des armes à feu. Chaque voyageur dépose son sac au niveau du contrôle et lui-même prend une autre voie tout en passant par une machine détecteur des armes à feu,ou toutes sortes d'objets risqués. Il y a un gars devant moi qui se voit totalement vider le sac minutieusement fait, juste à cause d'un parfum. Apparemment, d'autres sociétés refusent la sortie de leurs produits hors du pays. J'avais eu à faire face à un tel problème et c'était en Russie: c'était un de mes anciens collègues de travail. Il voyageait beaucoup et moi je n'étais qu'une débutante, c'était ma première fois en Russie et lui au lieu de m'expliquer les interdits, il ne dit rien or il comprenait la langue. L'entrée avait été très facile et du coup je me disais que la sortie allait sûrement être ainsi. Après trois semaines, il fallait quitter le pays, alors j'avais acheter des produits de très grandes marques, une femme, cest normal les achats. Tout se passait super bien jusqu'à l'arrivée pour le contrôle. Ils me fouillent, mais rien j'étais fière, mais au niveau de mon sac il y avait un problème. La dame parlait poliment, mais je ne comprenais rien, pourtant l'idiot qui m'accompagnait ne dit rien jusqu'à ce que la police décide d'intervenir, c'est là qu'il parla avec eux et mexplique que mon sac doit être fouillée. Quand tu n'es ni un criminel, ni un voleur encore moi un espion étranger, plus rien ne doit t'inquiéter dans les aéroports russes. Ils fouillent et font sortir mon parfum et une fourchette. La dame me sourit et je comprends très vite quand je me suis souvenue que mes slips étaient ensemble avec les fourchettes. Bon c'était normal car le tout était nouveau et je n'avais que ce sac à dos. Les policiers me montrent du doigt l'affiche qui était collée contre le mur, mais c'était en russe. C'est simplement compliqué quand vous voyagez avec un idiot qui sourit de tout tellement il a un sang-froid inimaginable, la seule chose qui m'avait c'était seulement le fait que j'étais clean. On ne part pas dans un autre pays et on néglige ses règles comme si tu étais chez toi, depuis lors j'ai toujours préféré une application de traducteur à une personne. Markus me frappe l'épaule pour me ramener dans la réalité. Il venait de réaliser ce qu'il rêvait de faire depuis des années, puisqu'il avait failli me briser le bras. À part ça, tout s'était bien passé. Nous prenons l'avion tout de même sous l'enthousiasme de mes coéquipiers vers dix-neuf heures. Je les regardais seulement car je n'étais plus de si bonne humeur. Je ne sais pas pourquoi ma joie disparaissait chaque minute malgré mon enthousiasme intérieur. Bella, ayant remarqué que j'avais l'esprit ailleurs, faisait tout pour me détendre, mais c'est sans compter sur ma collaboration. Nous avons passé toute une journée en l'air et sommes arrivés le deuxième jour à vingt-deux heures. Avant même qu'ils ne sortent, je les avais déjà devancés. Je ne voulais tout simplement pas trop parler, d'où j'évitais à max les communications qui semblent inutiles pour moi pour mes oreilles. Eux tous descendent et me regardent sans comprendre mon changement en deux jours seulement, alors, c'est Markus qui se décide à m'approcher. J'étais sûre qu'il allait venir m'énerver encore. - Que se passe-t-il ? Tu as l'air totalement perdu dans tes pensées, demande-t-il tout en se grattant la nuque avec un sourire si gêné. Ce qui me surprend beaucoup car si lui me pose la question, c'est que ma tronche doit réellement être bizarre. Il ne m'a jamais montré une onde d'émotions, c'était la première fois pour ma petite personne. Il voulait déjà repartir car je le regardais seulement pendant une bonne cinq minutes sans rien dire. - Attends! Il y a des choses que je trouve bizarres par rapport à notre voyage soudain. Il s'arrête net pour revenir vers moi et prend une grande inspiration, puis me chuchote des mots à l'oreille - Je vois. Je ne te tiens pas dans mon cœur, mais si on doit travailler ensemble, il faut qu'on arrive à se comprendre tout de même. Tout ce que tu trouves bizarre, si tu n'arrives pas à en parler avec les filles, fais-le avec moi. Tout compte fait la sécurité de tous est primordiale pour moi. Je dois aussi t'avouer que je ne savais plus ce que je faisais avec la voiture quand nous étions en train de venir. Je ne voulais tout simplement pas vous faire paniquer, sinon j'avais vraiment eu très peur. - Tu me fais encore plus peur - Je le sais, c'est pour te dire que je sens aussi que quelque chose cloche. Ils ont peut-être truqué les pneus de la voiture, mais nous sommes déjà à l' aéroport de Marbray, plus rien ne peut nous empêcher de continuer notre recherche ici, ne pleure plus sur mes épaules, je déteste les filles faciles qui utilisent mon épaule gratuitement, finit-il par m'embêter - Tu as raison sur tous les points, dis-je en y pensant sérieusement Sans rien ajouter, il part chercher un taxi et nous le suivons car l'adresse était avec lui. il faisait très froid d'où il nous avait demandé de rentrer dedans en attendant qu'il trouve un taxi. Le pays nous est si différent mais les principes restent les mêmes ici. Il se fait tard, nous ne devons pas traiter dehors. Nous sommes toujours à l'aéroport attendant Markus qui vient finalement nous rejoindre disant qu'il a trouvé un taxi. Nous le suivîmes et il donna l'adresse au taximan. Les autres ne l'avaient peut-être pas remarqué, mais on dirait que c'était dans l'aéroport seulement qu'il y avait la lumière. Le dehors est totalement obscur et je me demandais si nous étions dans une morgue ou une ville. Marbray au dehors, c'est absolument le contraire de l'intérieur, déjà dans les rues, il y avait au plus dix voitures qui passaient. Nous voyons des gens arroser des fleurs dont une partie est déjà morte et l'autre partie fleurie terriblement. En vérité, c'est Markus et moi qui remarquons tout. Le début des problèmes...
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