Chapitre 219 Amélie s’étira sur le lit, les yeux encore lourds de sommeil. — Gabriel, et si nous passions voir Idris avant de nous recoucher ? On a dormi presque toute la journée. Je doute que nous puissions retrouver le sommeil si tôt, proposa-t-elle, la voix teintée de douceur. Gabriel secoua la tête, sérieux. — Casaio ne permet à personne de rendre visite à Idris. — Mais pourquoi ? Ce n’est qu’un enfant, objecta-t-elle, la curiosité et l’inquiétude se mêlant dans son regard. Puis, comprenant mieux les motivations du frère de Gabriel, elle ajouta : — Le rôle de Zilia n’excuse pas de priver Idris de liberté. Tu m’as raconté son enfance, les années d’isolement. Le pauvre garçon a grandi dans la solitude. Ne crois-tu pas qu’il apprécierait notre présence ? Gabriel soupira, un mé

