Chapitre 98 : Amélie ne trouvait pas le repos. La soirée s’étirait, lourde de silence, tandis qu’elle tournait son téléphone dans ses mains, hésitant à composer le numéro de sa mère. Son pouce frôlait l’écran, mais elle ne passait jamais l’appel. Un poids sourd lui broyait la poitrine, et pourtant, elle restait immobile, paralysée par l’angoisse. La porte de la chambre s’ouvrit doucement, et Gabriel apparut sur le balcon, ses traits marqués par la fatigue et l’inquiétude. « Tu ne dors pas encore, Amélie ? » demanda-t-il, la voix douce mais emplie de préoccupation. Elle se tourna vers lui, les bras enroulés autour d’elle-même. « J’ai essayé… mais dès que je m’allonge, tout s’aggrave. Je n’arrête pas de penser à ma mère. Et si Alex voulait lui faire du mal, à elle ou à papa ? Je sais

