Chapitre 208 La grande salle scintillait de mille lumières, et Amélie déambulait enfin parmi les convives qu’elle n’avait pu saluer lors du mariage. Ce soir, les familles Alpha et Beta les plus prestigieuses de la capitale s’étaient réunies, chacune arborant un orgueil presque palpable. En échangeant quelques politesses, Amélie sentit à quel point la vanité semblait parfois plus importante que les traditions ou le sang qui les liait. Aux côtés de la Reine, elle se tenait droite et souriante, répondant aux salutations avec élégance. Sous ses talons, une douleur lancinante lui tirait le pied, conséquence de trop longues minutes passées à rester debout. Elle garda le silence, refusant de trahir le moindre signe de faiblesse devant la souveraine et son entourage. Pendant ce temps, Gabrie

