II– Place ! place à monseigneur le cardinal, Pandolfi ! criaient des hommes d’armes en écartant la foule avec leurs pertuisanes. Place ! place à monseigneur le cardinal. En ce moment les principales rues de Wittenberg s’emplissaient, regorgeaient de curieux et d’un bien plus grand nombre de curieuses, qui se ruaient sur le passage de monseigneur Pandolfi, afin de voir s’il n’avait, rien perdu de son embonpoint de l’an passé. Monseigneur n’avait rien perdu. La maladie et les chagrins avaient respecté cet assemblage de toutes les félicités matérielles de ce bas monde. Le nez du légat, qui n’avait jamais dû porter une ombre très prolongée sur son visage, et qui avait disparu graduellement à mesure que les joues avaient subi un notable renflement, était à l’époque où nous sommes, novembre 1

