VIII Je me jetai aux pieds de cette femme sublime, je pris ses mains que je couvris de baisers et je murmurai : – Je vous ai dit que je vous aimais, madame, je puis vous le dire encore, vous le dire aujourd’hui, bien plus loyalement et sans crainte qu’hier. – Expliquez-vous, fit-elle avec anxiété. Je lui montrai M. de Ploërnec, que le délire n’abandonnait point. – Le dernier lien qui vous unissait à cet homme va se briser ; ne voyez-vous pas que la mort plane déjà sur son front, et que madame de Ploërnec sera veuve dans quelques heures. – Taisez-vous ! me dit-elle vivement ; ne spéculons point sur la mort. En ce moment, monsieur, je suis madame de Ploërnec, dont le mari vit encore, et qui est assez honnête femme pour fermer l’oreille à tout mot d’amour. D’ailleurs, mon ami, ajouta-t-
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