Vendredi, elle était un tas de nerfs. C'était sa première exposition sans son mari à ses côtés. Une grande partie de son art au cours des sept dernières semaines, plusieurs nouvelles pièces, dépeignait clairement son angoisse et sa rage. De larges traînées rouges et des éclaboussures sur une toile blanche épurée parsemée de noir et de son propre sang qu'elle avait dessiné en se poignardant les doigts à plusieurs reprises, intitulée "Plus jamais dupe", était la pièce maîtresse de sa dernière collection. C'était brut, primal et en colère, et elle le savait. Un départ par rapport à la dernière exposition où sa vie avait été ennuyeuse et facile. Si quelque chose, son divorce était bon pour son art. Un autoportrait d'elle en train de pleurer était accroché au mur, encadré dans un sobre cadre e

