Je repose le carnet sur mes genoux, essayant de calmer le tumulte qui s’agite en moi. Sa phrase tourne en boucle dans ma tête, comme un écho difficile à faire taire. Je déteste ça. Ce flottement, cette impression qu’il s’approche de quelque chose d’intime en moi. Et pire : que je le laisse faire. Alors je me redresse un peu brusquement sur le banc, bras croisés. - Tu devrais rentrer. T’es malade, non ? Ce serait bête de rechuter juste comme ça. Il tourne lentement la tête vers moi, une lueur taquine dans les yeux. - Oh, donc maintenant tu t’inquiètes pour moi ? Je lève les yeux au ciel, exaspérée. - C’est pas ce que j’ai dit. - C’est ce que j’ai entendu. Je soupire. Je sens mes joues chauffer, ce qui m’agace encore plus. - Sérieusement. Tu vas te choper une pneumonie. Il s’étire l

