Lauren réprima un soupir. — Merci, maman, mais je peux me débrouiller seule. Et elle y arriverait, songea-t-elle en dépit du frisson glacé qui la parcourait. — Tu n’as jamais été douée avec l’argent, ma chérie. Elle se mordilla la lèvre. Un peu trop fort. Mais cela faisait toujours moins mal que la pique de sa mère. — Te souviens-tu de la fois où tu as dépensé toutes tes économies pour cette montre ? continua Jacqueline. — Maman (les mots sortirent tous seuls alors qu’elle savait bien qu’il était inutile d’argumenter) j’étais en primaire. Mes économies se résumaient à une tirelire en forme de cochon. La voix de Jacqueline se brisa dans un sanglot. — Bien sûr, bien sûr. Je me fais du souci pour toi, voilà tout. Sa mère poussa quelques soupirs tremblants avant de reprendre : — Inut

