23. Vendredi. Mes collègues psy Je sonne, mais personne ne vient m’ouvrir. Je contourne la bâtisse et j’aperçois Julie à cinquante mètres, au beau milieu de la pelouse, affalée dans une chaise longue avec un parasol, comme une oasis au milieu du désert. Je m’approche. Dans une légère robe blanche, elle dort à poings fermés. Je la laisse tranquille, m’allonge sur l’herbe. Le mot « herbe » est presque une insulte, « moquette » serait plus approprié… Je ressasse les différents avis de mes confrères. Julie met une bonne heure à émerger. – Ah, vous êtes là, dit-elle en baillant, j’ai pris quinze gouttes, c’était peut-être un peu beaucoup, j’ai encore la tête dans l’cul. En regardant ailleurs d’un air détaché, je dis : – Je n’ai rien dit, je ne suis pas votre père… – Oh, ça va, j’chui enc

