Après un long moment, Byron immobilisa enfin le tout-terrain. L'air à l'intérieur s'apaisa comme si rien ne s'était agité. Il avait repris son allure impeccable : chemise boutonnée avec soin, veste de costume ajustée, chaussures cirées. Son expression, distante et glaciale, tranchait avec l'homme passionné et tendre qui l'avait précédemment effleurée de ses mains. Cora, vêtue de nouveau, le trouva en train de jeter la dernière cigarette. Ses yeux, profonds et ardents, la fixaient avec une intensité qui fit monter un rouge vif sur ses joues. - Tu devrais partir, murmura-t-elle. - Hum... La voix de Byron, légèrement plus basse que d'habitude, vibrait d'un mélange de plaisir et de mollesse. Ce contraste troubla Cora, son cœur battant plus fort face à cette aura de maturité qui se dégagea

