La poignée tourna lentement, et Cora pénétra dans la chambre de Flora, transformée en champ de bataille. Le sol était jonché d'éclats de porcelaine ; un vase brisé gisait au milieu d'un bouquet écrasé, les pétales fanés collant aux carreaux. Des tasses, des bouilloires, des serviettes et divers objets hospitaliers s'étaient répandus partout, témoins silencieux d'une crise de nerfs. Même les infirmières, apeurées, s'étaient réfugiées dans le couloir. Sur le lit, Flora haletait, vidée, le regard perdu dans les dalles du plafond. Elle ne réagit même pas lorsque Cora entra. Une infirmière, soulagée de la voir, se hâta de l'accueillir. - Enfin ! s'exclama-t-elle. Elle s'est calmée depuis qu'on lui a administré un sédatif. Cora acquiesça, le visage tiré. L'appel de l'infirmière lui revenait

