Après avoir quitté le service de Nora, Cora revint dans l’appartement qu’elle avait autrefois partagé avec Byron. Le lieu était exigu, presque étouffant, mais il représentait pour elle bien plus qu’un simple espace de vie. Chaque mur, chaque recoin semblait porter l’empreinte d’un passé qu’elle n’avait jamais réussi à effacer. Par une nuit de fin d’automne, elle resta longtemps immobile au pied de l’immeuble, le regard perdu, rassemblant péniblement la force nécessaire pour franchir à nouveau cette porte. Lorsqu’elle finit par entrer et qu’elle alluma la lumière, la clarté révéla des scènes familières qui la frappèrent de plein fouet, réveillant chaque souvenir lié à Byron. À mesure que ces images affluaient, son esprit semblait résonner comme sous l’effet d’une déflagration silencieuse.

