« Quand vous sortirez, verrouillez bien la porte pour nous. » À peine ces mots prononcés, Cora prit Martin par la main et s’éloigna. Byron resta seul, légèrement contrarié. Il avait prévu de se lever à l’aube pour leur préparer le petit-déjeuner, mais le sommeil l’avait emporté sans ménagement. Comment avait-il pu dormir aussi profondément, allongé sur un canapé trop court pour ses jambes ? Il attribua cela à la présence persistante de Cora dans l’appartement. Autrement, ces dernières années, ses nuits avaient été agitées et superficielles. Dormir ainsi relevait presque de l’anomalie. Sans perdre de temps, il se prépara rapidement, acheta de quoi manger pour trois dans un restaurant voisin, puis se dirigea vers l’aire de jeux. Ce n’était pas le week-end, l’endroit était calme, presque

