Chapitre 5 Jeudi 30 décembre, le matin. Après le petit-déjeuner, et encore sous le coup du récit fait par Thierry, Lecoanet se rend ce matin-là à la centrale, où il a rendez-vous avec sa directrice à poigne… La découverte de l’étendue des dégâts, vue de l’arrière-pays ravagé, l’envahit d’une infinie tristesse. Pourtant il a en mémoire récente, le passage du premier ouragan sur la région parisienne qui y a marqué d’une empreinte de détresse les paysages habituels, jusqu’à son île Saint-Louis où de majestueux arbres centenaires ont été bien secoués et, à peine plus loin, le bois de Vincennes et ses sans-abri, dans la tourmente. Déjà, la veille, sur la route pour descendre à Bordeaux, l’impressionnante vision d’ensemble qu’il en avait eue, répétitive jusqu’à la saturation, l’avait profondém

