Elle ajouta que, par le plus grand bonheur, elle couchait avec Fanchonnette, sa sœur aînée et sa meilleure amie, qui était, comme elle, en apprentissage chez mon père ; qu’elle lui avait communiqué son embarras ; que cette bonne sœur, qui était soumise aux mêmes épreuves à peu près dans le même temps, l’avait tirée de peine, relativement à l’inquisition maternelle, en portant son vêtement de corps les nuits, et changeant alternativement de place dans le lit qu’elles occupaient toutes deux, et que, grâce à ce sage expédient, rien n’avait encore transpiré. Un premier évènement de cette nature ne se manifeste pas si promptement, et nous pouvions encore être quelques semaines tranquilles ; mais il n’en fallait pas moins penser à prévenir, par quelque moyen prudent, une explosion dont l’effet

