Enfin l’heure sonne. Je me présente timidement. On me rassure par l’accueil le plus obligeant ; on m’accuse en riant de coquetterie sur l’élégance de ma parure. Bref, on me trouve charmant, et l’on se met à table. – Pourquoi donc, étant si voisins, nous voyons-nous si peu ? me dit d’un ton affectueux Mme De… – Hélas ! madame, je l’ignore ; du reste, mon père, comme monsieur votre époux, est toujours à Paris occupé de ses affaires, ma mère ne reste guère à la campagne, qui paraît, quand elle y est seule avec moi, ne pas lui plaire extrêmement. Elle n’a pas comme vous le goût de la solitude, et tout cela s’oppose sans doute à un rapprochement qui cependant ne pourrait nous être qu’infiniment agréable. Mme De… semblait m’écouter avec une attention mêlée de plaisir. Je m’apercevais qu’elle

