VI— Si je ne me trompe, voilà la bête, Messieurs ! Je désigne à Langlois et Sheridan la Rosita III, la barque achetée ce matin. En lisant le nom de l’embarcation, le visage de la vieille Espagnole se matérialise devant mes yeux. La barque est amarrée sur le ponton C du port de plaisance, entre deux voiliers déserts. Longue d’un peu plus de cinq mètres, elle dispose d’un espace suffisant pour, le moment venu, recevoir nos cartons d’explosifs. Au passage, je note que deux rames sont astucieusement maintenues côté intérieur de la coque, prêtes à l’emploi. J’ouvre le cadenas fermant le capot moteur et vérifie les niveaux d’huile et d’essence pendant que mes complices apportent combinaisons de plongée et bouteilles. Ils marquent un temps d’arrêt en constatant que le moteur ne part pas du prem

