Chapitre 22 Les deux hommes sortis, Fortin me regarda avec une moue expressive: — Il n’a pas le moral, pépère! — Tu l’aurais, toi, si une de tes filles disparaissait? Il dut convenir que non et posa sa sempiternelle question: — Qu’est-ce qu’on fait? — Toi, je ne sais pas, dis-je, mais moi je vais recommencer à zéro. — C’est-à-dire? — Je retourne chez le petit copain et, s’il le faut, chez les bonnes sœurs. — Je viens avec toi, dit le grand. — Chez les bonnes sœurs? — Tu as dit que tu allais d’abord chez Ebrel. Je fronçai les sourcils: — Tu le connais, cet Ebrel? — Le branleur? Non, je ne connais pas, mais le père, oui. Il est pompier et il s’entraîne à la même salle que moi. — Tu aurais pu m’en parler. Il dut sentir le ton de reproche et répondit avec la plus parfaite mauva

