Chapitre 18 Je me retrouvai devant ma Twingo sur la place de Pont-Croix, un peu déroutée par cette quête insolite d’une jeune fille disparue. Il me semblait que tout me filait entre les doigts, que je n’avais aucun fil à tirer, bref que j’étais tout soudain devenue parfaitement nulle. Ce genre de pensée négative m’assaille parfois, mais cela ne dure pas. Je ne tarde pas à me rebeller contre le découragement et je me remets à fureter avec une ardeur renouvelée. Je repris la route du commissariat mais par le chemin des écoliers, c’est-à-dire par la route côtière d’où le point de vue est magnifique. Je m’arrêtai à Pors-Poulhan, un lieu magique qui m’a toujours fascinée. La route suit la côte, comme je l’ai dit précédemment, bordée de lande rase où se dressent ça et là des maisons basses

