Chapitre 20 Madame Tristani me regarda d’un air incrédule. — Vous ne lâchez donc jamais? demanda-t-elle. — Jamais tant qu’on n’a pas répondu à mes questions. Je pense que si vous mentez sur un point aussi facilement vérifiable, c’est que vous avez quelque chose à cacher. À partir de là, moi je peux tout imaginer. — Ma vie privée ne regarde personne! redit-elle avec humeur. — Vous commencez à me bassiner avec votre vie privée ! Vous n’êtes pas Rita Hayworth ni Caroline de Monaco. Croyez bien que ce que vous faites de vos vacances ne me passionne pas! L’avais-je froissée en parlant de ces célébrités ou en lui disant, de façon volontairement provocatrice, qu’elle me bassinait? Elle me toisait de tout son haut, comme si elle voulait me faire rentrer sous terre. Je lui souris: — Madame T

