LA MORT VOUS REND BELLE Eh oui, j'étais allongée près de la cheminée qui craquait du bois brûlant, dans la pénombre et la lumière intime de Noël. Mes longs cheveux roux étaient affalés sur le sol et mon visage était pâle. Je me voyais de l'extérieur, les cheveux roux ruisselant de sang qui coulait goutte après goutte sur le tapis blanc, un spectacle qui me laissa sans voix. Ma tête avait été touchée et je ne comprenais pas comment cela aurait pu se produire. C'était si déroutant. J'essayais de me concentrer pour voir comment j'étais morte. Pour les humains, je n'étais plus là même s'ils ne m'avaient pas encore trouvée. Ma dernière perception sensorielle était celle de la mort qui jetait ses ténèbres glaciales juste derrière ma nuque et sur mon cou, une image terrifiante. C’était sûremen

