Le soir venu, Isabelle était assise sur son lit, les genoux repliés contre sa poitrine. Elle se sentait à la fois reconnaissante et hésitante, comme une étrangère dans une famille qui l'avait pourtant accueillie à bras ouverts. La porte s’ouvrit doucement, laissant apparaître Franck. Il tenait Rach dans ses bras, le nourrisson gazouillant joyeusement, ignorant toute la tension qui pesait sur sa mère. Isabelle releva timidement la tête et observa l’homme qui lui avait offert un foyer sans jamais rien attendre en retour. Franck s’approcha, un sourire chaleureux sur les lèvres, et s'assit au bord du lit. Il remarqua le malaise d’Isabelle, son regard fuyant, comme si elle n’osait pas lui parler. "Isabelle," murmura-t-il doucement, cherchant à la rassurer. "Tu n’as pas besoin d’être si réser

