Isabelle gravit lentement les marches, ses pensées encombrées d’inquiétude. Le silence régnait à l’étage, et chaque pas résonnait doucement sur le bois du vieil escalier. Arrivée devant la porte de la chambre de son père, elle inspira profondément, puis frappa du bout des doigts. Aucune réponse. Elle attendit, tendant l’oreille, mais n’entendit que le silence. Avec prudence, elle poussa la porte entrouverte. La pièce était baignée d’une lumière tamisée, le ciel du soir projetant une teinte orangée sur le sol. Franck se tenait là, droit, presque figé, devant la fenêtre. Il regardait au loin, comme s’il cherchait quelque chose dans l’horizon invisible. — Papa ? murmura-t-elle, sa voix douce rompant le silence. Franck se retourna lentement. Son visage était marqué, les traits tirés, mais

