36.Fusiller ce vieux bûcheron ! En entendant ces mots, je regardai M. de Solignac ; près de lui se tenait un autre personnage portant l’habit civil et décoré de la Légion d’honneur qui me fit un signe affirmatif comme pour confirmer et souligner les paroles de M. de Solignac. — Et pourquoi voulez-vous qu’on fusille ce bonhomme ? — Comment a-t-il été arrêté ? Je racontai son arrestation. — Ainsi, de votre propre récit, il résulte qu’il se sauvait. — Parfaitement. — Il voulait se cacher ? — Sans doute. — Il le voulait parce qu’il allait rejoindre les insurgés ; son aveu est formel. — Il n’a pas caché son intention. — Il doit donc être considéré comme étant en état d’insurrection. — Je le crois, et c’est ce qui m’a obligé à le maintenir en arrestation ; en même temps j’ai voulu le

