47.Quand je lis un roman, j’envie les romanciers qui savent voir dans l’âme de leurs personnages, et qui peuvent, d’une main sûre, comme celle de l’anatomiste, analyser et expliquer leurs sentiments. « Les lèvres de Metella disaient je t’aime, mais son cœur au contraire disait je ne t’aime pas. » Où le trouvent-ils ce cœur, et par quels procédés peuvent-ils lire ce qui se passe dedans ? C’est cet intérieur qu’il est curieux et utile de connaître. Mais, dans la vie, les choses ne se passent pas tout à fait comme dans les romans, même dans ceux qui s’approchent le plus de la vérité humaine. Les gens qu’on rencontre communément et avec lesquels on se trouve en relations ne sont point des personnages typiques : ils ne se montrent point dans une action habilement combinée pour arriver à la r

