13.Avec son habitude de regarder sans cesse autour de lui pour savoir qui l’appuyait ou le désapprouvait, M. de Solignac avait parfaitement vu mon mouvement. Il s’arrêta et, me regardant en face pour une seconde : — M. de Saint-Nérée veut parler, il me semble, dit-il. Ainsi mis en cause directement, je ne pouvais plus me taire. Mais le pied de Clotilde me pressa plus fortement. J’hésitai un moment, quelques secondes peut-être. — Eh bien ? demanda le général. Clotilde à son tour me regarda. — Je n’ai rien à dire, général. — Capitaine, je vous demande pardon, dit M. de Solignac, j’ai mal vu : j’ai de si mauvais yeux. — Vous vous adressiez à M. Garagnon, dit Clotilde. — Parfaitement, et je disais que l’armée, ni plus ni moins qu’un individu, obéissait toujours à ses intérêts. Cela es

