chapitre 6

542 Words
En arrivant dans la cour, elle trouva Baye Ndiaga assis sur une natte, entouré de son frère Fallou et de leur sœur Mariama. À son approche, les regards se tournèrent vers elle. Amina (d’une voix forte) : — Baye Ndiaga ! Est-ce vrai ? Baye Ndiaga (levant un sourcil, feignant l’ignorance) : — De quoi parles-tu, Amina ? Amina (le regard enflammé) : — Ma maison ! La maison que Samba a construite pour moi. On dit que tu l’as vendue. Baye Ndiaga esquissa un sourire, calmement. Baye Ndiaga : — Oh, cette maison ? Oui, je l’ai vendue. Amina (abasourdie) : — Comment as-tu pu ? Cette maison est à moi ! Mariama (intervenant avec un ton acide) : — Amina, cette maison appartenait à Samba, pas à toi. Samba était notre frère, et tout ce qu’il possédait revient à sa famille. Amina (furieuse) : — Samba me l’a donnée. Il l’a construite pour moi, pour Yama. Fallou (haussant les épaules) : — Si c’est vrai, où sont les papiers ? Amina (fixant Fallou) : — Vous le savez très bien, Samba gardait toujours ses papiers dans sa malle. Donnez-moi cette malle, et je vous prouverai que cette maison est à moi. Baye Ndiaga croisa les bras, un sourire narquois sur les lèvres. Baye Ndiaga : — Quelle malle ? Amina (les mains tremblantes de colère) : — La malle de Samba ! Là où il rangeait tous ses documents importants. Baye Ndiaga (détaché) : — Oh, cette malle… Je l’ai perdue. Amina sentit son cœur se serrer. Amina (les yeux plissés) : — Perdue ? Tu veux dire volée, plutôt. Mariama (secouant la tête avec un sourire moqueur) : — Arrête de chercher des excuses, Amina. Tu n’as aucune preuve. Amina les regarda tour à tour, son cœur bouillonnant d’indignation. Amina (d’une voix tremblante) : — Samba ne m’aurait jamais fait ça. Il m’a toujours parlé de tout, et jamais il n’a dit qu’il voulait vous léguer quoi que ce soit. Vous mentez. Baye Ndiaga (se levant, brusque) : — Attention, Amina. Tu es veuve, et tu es ici grâce à notre générosité. Ne dépasse pas les limites. Amina (reculant, la voix cassée) : — Générosité ? Vous avez tout pris ! Vous me laissez quoi, alors ? Fallou (un sourire mauvais) : — Peut-être un peu de respect si tu acceptes de devenir la quatrième femme de Baye Ndiaga. Amina sentit ses jambes trembler sous l’effet de la rage et de l’humiliation. Elle tourna les talons et quitta la cour sans un mot de plus, le cœur lourd, mais l’esprit décidé. ---De retour chez sa mère, Amina s’effondra sur une natte. Sa mère, voyant son état, s’approcha. Sa mère : — Que t’ont-ils dit ? Amina (les larmes aux yeux) : — Ils veulent tout prendre, maman. La maison, les terres, même ma dignité. Sa mère secoua la tête, les lèvres pincées. Sa mère : — Ces gens n’ont jamais accepté que Samba t’aime autant. Mais ma fille, tu es plus forte qu’eux. Ne te laisse pas faire. Amina releva la tête, les yeux brillants de détermination. Amina : — Je vais me battre. Sa mère la regarda avec fierté, tout en sachant que le chemin serait semé d’embûches.
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