IV

712 Words

IVEntre le ciel noir et la terre blanche, de nouveau Boishardy galopait. Une fente s'était ouverte du côté de l'orient dans la muraille sombre qui fermait le ciel, et une grise lumière, émanée d'une source mystérieuse, filtrait au flanc des nuages. C'était comme une promesse de jour après cette nuit sépulcrale qui semblait ne devoir jamais finir. Le cavalier put franchir la crique sans encombre. La mer s'était retirée au loin: sa plainte basse, continue, s'entendait à peine, comme si, après avoir été furieusement surmenée par la rafale, elle s'en fût retournée battue et pleurante vers d'impénétrables solitudes. Sur la pente opposée, la bête tout à coup se cabra. Boishardy ne tarda pas à comprendre à quelle sorte de danger il avait affaire. Quelques flocons de fumée se balançaient au-des

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