4 KANGOUQuand je me réveille, il fait noir et je suis à poil. Elle est toujours là, sa peau collée contre ma peau, nos deux corps dégageant la même chaleur, je m’en arrache, doucement. Je la regarde, effleurée par la nuit du dehors, orangée et chaude. Elle est belle, elle m’a tout donné. Mais ça ne va pas, je ne dois pas m’attacher à elle, souffrir et faire souffrir, ça ne marchera jamais, pourquoi ça marcherait ? Elle m’aime ? Et alors, ça aura duré une journée, deux journées, puis elle m’oubliera. Allez, mon Loupo, forge-toi. Résiste, comme dirait la chanson. Tu vas finir en taule, en cabane, pour vingt piges, tu vas lui offrir ça ? Elle me connaît pas. Elle s’attaque à un roc, une falaise tout ce qu’il y a de statique et d’abrupt. Aucune prise pour les sentiments, aucun coin d’ombre

