PDV DE LEONARDO Je reste là, figé dans le couloir, le regard planté sur cette porte close . Les mots de Mia résonnent encore dans ma tête : n’ approche pas d’ elle . Comme une injonction, comme si j’ étais un danger . Comme si je n’ avais pas le droit . Et pourtant … mes pas me trahissent . Avant même de m’ en rendre compte, j’ ouvre doucement la porte . La chambre est plongée dans une semi - obscurité . Le rideau bouge légèrement au souffle du vent . Daniela est là, allongée, la respiration calme mais irrégulière, le bras entouré de bandages blancs . Sa peau paraît si pâle qu’ elle semble presque fragile . Je m’ avance, lentement, comme attiré malgré moi . Ma main se lève, hésite dans l’ air, prête à effleurer son visage . Une seule caresse . Rien qu’ une fois . Mais je me ravise

