J’allais, de mon côté, au-devant d’un second rendez-vous avec Paul Girardin. D’un coup de fil sibyllin la veille au soir, il m’avait informé qu’il détenait les informations demandées au sujet de James Roarchack. Le journaliste m’attendait dans la même brasserie que lors de notre précédente rencontre, face au siège de son journal. Je retrouvai celui que j’avais quitté trois jours plus tôt, cynique et hautain. Mais, contrairement à ce que j’avais imaginé au premier abord, l’homme prenait sa mission très au sérieux. Au point d’être parvenu, en très peu de temps, à rassembler tout ce que son journal possédait sur le mystérieux mathématicien. Des révélations qu’il me tardait de consulter enfin. — Ça m’a coûté quelques services, mais j’ai ce que vous cherchiez, fit Girardin lorsque je m’assis

