XIIElfrida quitta sa chambre pour la première fois, deux jours après la visite de Loïsa à Raymond. Elle était un peu pâle, un peu faible encore ; mais son état ne donnait aucune crainte et le médecin l’avait autorisée à quitter le lendemain le pavillon pour occuper une chambre dans le couvent dont l’abbé Vidal était l’aumônier. Car elle ne pouvait se décider encore à regagner la Sarrasine, où venaient de se dérouler de si tragiques événements... Et, d’autre part, maintenant qu’elle se trouvait mieux, il lui était difficile de demeurer sous le toit d’un jeune célibataire. Elle devait donc partir en même temps que l’abbé Vidal – au profond regret de Raymond qui, toutefois, n’avait pas insisté pour la conserver plus longtemps, lui-même étant trop soucieux qu’aucune ombre n’effleurât la réputa

