VII

1987 Words

VIIElfrida, après le départ de Raymond et de l’abbé Vidal, s’était trouvée un peu réconfortée, moins nerveuse qu’auparavant. Cette sensation de se sentir protégée, défendue, était infiniment apaisante. Mais surtout, elle éprouvait avec intensité la douceur de cette sympathie profonde – elle ne songeait pas encore à lui donner d’autre nom – que lui témoignait Raymond, et de celle qu’elle-même ressentait à son égard. Oui, ce Faligny qu’elle avait détesté... maintenant, c’était avec une joie secrète qu’elle attendait chacune de ses visites. « Il est si loyal, si énergique pour réparer ses torts, songeait-elle. Mon pauvre père ne lui en a jamais voulu, lui. C’est qu’il avait compris la noblesse de cette nature, la valeur de ce caractère. » Elle allait et venait machinalement, en s’absorbant

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